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Ce que ce questionnaire mesure

Le questionnaire mesure votre exposition aux accidents de la vie privée, là où aucun tiers responsable n'est identifiable.

À avoir sous la main

La réponse qui engage le plus

Le seuil d'intervention exprimé en pourcentage d'atteinte à l'intégrité décide de tout. Plus il est bas, plus le contrat sert.

Le seuil d'intervention, seul chiffre qui compte vraiment

Deux contrats affichent un capital maximal identique. L'un intervient à partir d'un taux d'atteinte à l'intégrité physique bas, l'autre à partir d'un taux nettement plus élevé. Le second ne servira jamais dans la grande majorité des accidents domestiques, et il est souvent le moins cher.

Ce taux est évalué par un médecin expert après consolidation, c'est-à-dire une fois l'état stabilisé. Un seuil élevé écarte mécaniquement la plupart des séquelles d'accidents domestiques, qui laissent des atteintes modérées mais durables. L'écart de cotisation entre les deux existe, mais il n'a rien de commun avec l'écart de couverture.

Sur un devis, cherchez cette ligne avant toutes les autres. Elle porte des noms variables : seuil d'intervention, taux d'atteinte permanente, AIPP, parfois franchise médicale. Si le document ne l'indique pas, demandez-le par écrit.

Ce que le contrat indemnise, et selon quelle logique

La garantie accidents de la vie répare des préjudices, dans une logique proche de celle du droit commun de la responsabilité : déficit fonctionnel permanent, souffrances endurées, préjudice esthétique, préjudice d'agrément, pertes de revenus, aménagement du logement ou du véhicule, assistance par une tierce personne.

Cette logique la distingue d'un contrat forfaitaire, qui verse une somme fixée à l'avance selon un barème. Deux contrats peuvent afficher des capitaux comparables et indemniser de manière très différente. La mention à chercher précise si l'indemnisation se fait en réparation intégrale des préjudices ou selon un forfait.

Le capital maximal, enfin, n'est pas une promesse de versement. C'est un plafond, atteint dans les seules situations les plus graves.

Les exclusions et les recouvrements à repérer avant

Reviennent dans presque tous les contrats : les accidents du travail et les maladies professionnelles, qui relèvent d'un autre régime ; les accidents de la circulation dans lesquels un tiers est responsable ; les conséquences d'une maladie, sauf mention expresse ; les sports considérés comme dangereux, avec une liste qui varie fortement d'un assureur à l'autre.

Côté recouvrements, une garantie du conducteur figure au contrat auto, une individuelle accident dans certains contrats scolaires, une couverture accident dans plusieurs licences sportives. Ces couvertures ne se cumulent pas toujours et n'ont ni les mêmes seuils, ni les mêmes plafonds, ni les mêmes définitions.

Vérifiez enfin le traitement de l'âge : limite pour l'adhésion, limite distincte pour le maintien de la garantie, et âge auquel les enfants cessent d'être rattachés au contrat familial. La rupture de couverture au moment où un jeune quitte le foyer est un angle mort classique.

Le seuil d'atteinte permanente, et ce qu'il élimine

La garantie ne s'ouvre qu'à partir d'un taux d'atteinte permanente à l'intégrité physique et psychique constaté après consolidation. Ce seuil varie fortement selon les contrats, de quelques pour cent à trente pour cent.

L'effet est décisif. Une main qui perd de la mobilité, une épaule opérée qui garde une gêne durable, une entorse mal consolidée se situent en général sous les seuils élevés. Un contrat à seuil bas indemnise ces situations ; un contrat à seuil élevé les laisse entièrement à votre charge, alors que la cotisation était peut-être identique.

Deux autres paramètres se lisent au même endroit. Le mode de calcul de l'indemnité : certains contrats versent une fraction du capital proportionnelle au taux, d'autres appliquent une franchise en points, en déduisant le seuil du taux constaté. Et le barème d'évaluation utilisé, qui doit être celui du droit commun de la réparation du dommage corporel plutôt qu'un barème interne moins favorable.

Ce qui entre dans la définition d'un accident de la vie

Le contrat couvre les accidents de la vie privée, ceux pour lesquels aucun tiers responsable n'est identifié. La liste utile comprend les accidents domestiques, les accidents de loisirs et de sport, les agressions, les catastrophes naturelles et technologiques, et les accidents médicaux.

Trois catégories sont, à l'inverse, exclues parce qu'elles relèvent d'autres régimes. Les accidents du travail et de trajet professionnel, pris en charge par la branche correspondante. Les accidents de la circulation, indemnisés par le régime propre aux véhicules terrestres à moteur. Et les maladies, qui ne sont pas des accidents.

Vérifiez aussi les personnes assurées : formule individuelle ou familiale, définition du conjoint et des enfants, sort des enfants majeurs rattachés au foyer, et couverture pendant les séjours à l'étranger avec sa durée maximale.

Un dernier point qui distingue les bons contrats : au-delà du capital, l'existence de prestations d'assistance et de réparation des préjudices annexes, aménagement du logement et du véhicule, aide à domicile, tierce personne. Sur une invalidité lourde, ces postes pèsent plus lourd dans la vie quotidienne que le montant nominal annoncé.

Ce que vous détenez peut-être déjà

Ce contrat recoupe partiellement d'autres couvertures, et l'inventaire précède utilement la souscription.

L'individuelle accident d'un contrat scolaire couvre l'enfant, souvent avec des plafonds modestes et un seuil de déclenchement élevé. Les garanties des accidents corporels attachées à certaines complémentaires santé versent un capital forfaitaire, sans rapport avec le préjudice réel. Une licence sportive apporte une couverture limitée à la pratique de la discipline. Une carte bancaire haut de gamme comporte parfois une garantie décès et invalidité liée aux déplacements.

Aucune de ces couvertures ne remplace un contrat dédié, parce qu'aucune ne raisonne en réparation intégrale du dommage corporel selon le droit commun. Elles servent en revanche à ajuster le niveau de garantie utile, et à ne pas payer deux fois la même chose.

Une remarque de méthode pour finir. Ce type de contrat se juge sur des cas concrets plutôt que sur une brochure. Demandez à l'assureur comment serait traitée une chute domestique laissant une gêne durable à une épaule, avec un taux d'atteinte permanente faible. La réponse, chiffrée, en dit plus long que le capital affiché.

Sur un enfant, le seuil standard change de sens

L'indemnisation d'un dommage corporel suppose une consolidation, c'est-à-dire un état stabilisé qui ne devrait plus évoluer. Chez un enfant, cette stabilisation est repoussée : une séquelle sur un membre en croissance continue de bouger, une atteinte neurologique se révèle progressivement au fil des apprentissages, et les experts attendent généralement la fin de la croissance pour se prononcer.

Cette attente signifie que le dossier reste ouvert des années, avec des expertises intermédiaires. Elle signifie aussi que les postes de préjudice les plus lourds ne se voient pas au moment de l'accident. Le préjudice scolaire, universitaire ou de formation existe dès qu'une année est perdue ou qu'une orientation devient impossible. L'incidence professionnelle se projette sur un métier que l'enfant n'a pas encore choisi. Ces deux postes ne sont indemnisés que par les contrats raisonnant en réparation intégrale selon le droit commun, jamais par un contrat forfaitaire.

Enfin, un pourcentage de séquelles ne pèse pas le même poids selon l'âge. Une gêne durable à dix ans accompagne une vie entière, avec ses conséquences sur la pratique sportive, sur les études, puis sur le travail. Les seuils standards ignorent cette différence : c'est la raison pour laquelle un seuil bas change davantage la donne sur un enfant que sur ses parents.

Les cinq lignes du volet enfants

L'âge limite de rattachement au contrat familial d'abord. Il varie, il est parfois prorogé pour un enfant poursuivant des études, et c'est au moment où un jeune quitte le foyer que la couverture s'interrompt sans que personne ne s'en aperçoive.

L'inclusion automatique des enfants à naître ensuite : la plupart des contrats familiaux couvrent les nouveaux enfants sans formalité, d'autres exigent une déclaration. Puis la définition de la famille, troisième point : garde alternée, enfants du conjoint, enfants confiés temporairement se règlent par une clause, pas par le bon sens. La question à poser tient en une phrase : mon enfant est-il couvert lorsqu'il se trouve chez son autre parent ?

Le périmètre géographique et temporel, quatrième point : temps scolaire et périscolaire, colonies, séjours linguistiques, vacances à l'étranger avec une durée maximale de séjour. Le mode de calcul enfin : certains contrats versent une fraction du capital proportionnelle au taux retenu, d'autres appliquent une franchise en points en déduisant le seuil du taux constaté. Sur des taux modérés, fréquents chez l'enfant, la seconde méthode réduit fortement le montant versé.

Ne pas payer deux fois avec le contrat scolaire

Beaucoup de familles détiennent déjà une individuelle accident, souscrite chaque rentrée avec l'attestation scolaire. Elle couvre l'enfant, généralement sur un périmètre plus étroit et avec des plafonds modestes. La superposition n'est pas absurde, mais elle mérite d'être décidée plutôt que subie.

Sur les frais réels, frais médicaux non remboursés, prothèses dentaires après un choc, lunettes cassées, les deux contrats n'additionnent pas leurs versements : l'indemnisation reste limitée au préjudice subi. Sur les capitaux forfaitaires, le cumul est en revanche souvent possible.

Si le contrat familial couvre déjà l'enfant pendant le temps scolaire et périscolaire, avec un seuil bas et une réparation en droit commun, le contrat scolaire n'apporte plus grand-chose au-delà du volet responsabilité civile, lequel est de toute façon assuré par la responsabilité civile vie privée du contrat habitation. Dans le cas inverse, c'est le contrat familial qu'il faut renégocier, pas le scolaire qu'il faut empiler.

Les questions à poser par écrit, et le jour de l’accident

Quatre formulations obtiennent des réponses exploitables. À partir de quel taux d'atteinte permanente l'indemnisation d'un enfant est-elle due, et le calcul déduit-il ce seuil du taux retenu ? Le préjudice scolaire, universitaire ou de formation, et l'incidence professionnelle future, figurent-ils parmi les postes indemnisés ? Quel barème d'évaluation médicale est appliqué, et l'expertise est-elle organisée après la fin de la croissance ? Les frais d'assistance à expertise par un médecin de recours sont-ils pris en charge, et à quelle hauteur ?

Le jour de l'accident, faites établir un certificat médical initial descriptif, même pour une blessure qui paraît sans suite, et faites consigner l'incident par l'établissement ou la structure d'accueil. Déclarez ensuite sans attendre de savoir si des séquelles subsisteront : sur un enfant, la réponse ne viendra que des années plus tard, et un dossier ouvert tôt se défend beaucoup mieux qu'un dossier reconstitué. Conservez enfin les bulletins scolaires et les comptes rendus de suivi, qui documenteront le moment venu une perte d'année ou une orientation contrainte.

Gratuit et sans engagement, concrètement

Demander un devis ne crée aucune obligation de souscrire, et vous pouvez abandonner le questionnaire à tout moment. Vos réponses servent à établir les propositions qui vous sont faites ; la page sur la confidentialité décrit l'usage qui en est fait.

Une erreur de bonne foi corrigée avant la souscription se règle par un recalcul de cotisation. Découverte après un sinistre, elle peut réduire l'indemnité à proportion de l'écart de prime.

Un devis ne vous engage pas, et il n'engage pas davantage l'assureur : selon le code des assurances, la proposition d'assurance n'engage ni l'assuré ni l'assureur, et seule la police ou la note de couverture constate leur engagement réciproque (article L112-2). Faites préciser par écrit la date d'effet et, si l'assureur en indique une, la période pendant laquelle il maintient le tarif proposé.

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