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La RC est souvent déjà couverte par votre contrat habitation : vérifiez avant de souscrire.

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Ce que ce questionnaire mesure

Les questions servent surtout à repérer ce que votre contrat habitation couvre déjà.

À avoir sous la main

La réponse qui engage le plus

La responsabilité civile habitation couvre souvent les dommages causés. Ce qui justifie une souscription, ce sont les dommages subis sans tiers responsable.

Obligatoire ou pas : la règle réelle

La distinction ne porte pas sur l'élève mais sur l'activité. Pour les activités obligatoires, celles qui figurent au programme et se déroulent pendant le temps scolaire, l'assurance ne peut pas être imposée comme condition d'inscription. Pour les activités facultatives, sorties dépassant les horaires habituels, voyages scolaires, séjours, classes de découverte, l'établissement est fondé à exiger une attestation, et l'enfant non assuré peut ne pas y participer.

Cette règle explique la formulation ambiguë des courriers de rentrée. En pratique, dès qu'une sortie est prévue dans l'année, l'attestation devient nécessaire. Elle explique aussi l'autre obligation, propre à la cantine et à la garderie périscolaire, qui relèvent de la commune et non de l'école : celle-ci peut poser ses propres exigences.

Ce que votre contrat habitation couvre déjà

Deux garanties sont en jeu, et elles ne servent pas à la même chose.

La responsabilité civile répare les dommages que votre enfant cause à autrui : la vitre cassée, le camarade blessé pendant la récréation, le matériel abîmé. Elle figure dans la quasi-totalité des contrats multirisque habitation, au titre de la responsabilité civile vie privée, et elle couvre les enfants du foyer. Un appel à votre assureur suffit pour obtenir l'attestation correspondante, souvent téléchargeable depuis l'espace client.

L'individuelle accident répare les dommages que votre enfant subit sans qu'un tiers en soit responsable : la chute dans l'escalier, l'accident en sport, le doigt coincé dans une porte. C'est celle-ci qui manque, et c'est le seul motif solide de souscrire un contrat dédié. Aucun tiers à mettre en cause signifie aucune indemnisation, en dehors des remboursements de l'assurance maladie et de votre complémentaire.

Avant de remplir un devis, ouvrez donc trois documents. Les conditions particulières du contrat habitation, à la rubrique responsabilité civile vie privée. Le contrat de garantie des accidents de la vie, si vous en détenez un, qui couvre déjà l'essentiel de l'individuelle accident. Et la notice de la complémentaire santé, dont certaines formules comportent un capital en cas d'accident.

Les trois lignes qui distinguent deux contrats scolaires

Une fois le doublon écarté, la comparaison porte sur des points précis.

L'étendue horaire d'abord. Une formule dite scolaire couvre le temps de l'école et le trajet. Une formule extrascolaire, ou vingt-quatre heures sur vingt-quatre, couvre également les vacances, les loisirs et les activités du week-end. L'écart de prix est faible, l'écart de périmètre ne l'est pas.

Le seuil et le plafond de l'individuelle accident ensuite. Comme sur tout contrat de personnes, l'indemnisation d'une atteinte permanente ne se déclenche qu'au-delà d'un pourcentage donné, et le capital annoncé correspond à une invalidité totale. Ces deux chiffres décident de ce qui sera réellement versé pour une séquelle de gravité moyenne, cas le plus fréquent.

Les garanties annexes enfin, dont l'intérêt dépend de la situation. Le vol ou la casse d'affaires personnelles et d'instruments de musique, souvent plafonné bas. Le soutien scolaire à domicile après un arrêt prolongé, qui est une prestation d'assistance. Et la protection juridique, utile en cas de litige lié à un accident survenu à l'école.

Un mot pour finir sur les étudiants. Un jeune majeur rattaché au foyer fiscal reste en général couvert par la responsabilité civile du contrat habitation des parents tant qu'il vit chez eux. Dès qu'il prend un logement, il lui faut son propre contrat habitation, qui portera sa responsabilité civile : le contrat scolaire ne remplace pas cette étape.

La période de garantie compte autant que les garanties

Trois niveaux existent sur le marché. Le premier se limite au temps scolaire et aux trajets, du portail au portail. Le deuxième ajoute les activités périscolaires, cantine, garderie, études surveillées, qui relèvent de la commune et non de l'établissement. Le troisième couvre l'enfant en permanence, y compris pendant les vacances, les week-ends et les loisirs.

La question à poser à l'assureur est simple : mon enfant est-il couvert le 15 juillet, à la piscine, avec ses grands-parents ? La réponse départage les trois niveaux plus vite qu'un tableau comparatif.

Regardez ensuite les exclusions sportives, beaucoup de contrats écartant la pratique en compétition et certaines disciplines, alors que la licence sportive comporte déjà une garantie accident dont l'étendue varie. Et vérifiez la couverture des voyages scolaires à l'étranger, qui suppose des garanties distinctes, rapatriement et frais médicaux sur place, absentes des contrats les plus simples.

Accident à l'école : qui répond de quoi

Trois situations se distinguent, et chacune désigne un payeur différent.

Votre enfant blesse un camarade ou abîme du matériel. Le père et la mère, en tant qu'ils exercent l'autorité parentale, répondent solidairement du dommage causé par leur enfant mineur (code civil, article 1242). C'est le terrain de la responsabilité civile, souvent déjà portée par le contrat habitation.

Votre enfant se blesse parce que la surveillance a fait défaut. La responsabilité de l'État se substitue alors à celle de l'enseignant (code de l'éducation, article L911-4, issu de la loi du 5 avril 1937). Encore faut-il prouver une faute de surveillance, et l'action se dirige contre l'État, pas contre l'enseignant.

Votre enfant se blesse seul, sans faute de quiconque : une chute dans la cour, une cheville tordue pendant une course. Personne n'est alors tenu de réparer. Restent l'assurance maladie, la complémentaire santé et l'individuelle accident. Ce troisième cas, le moins spectaculaire, est celui qui justifie un contrat dédié.

Le jour de l'accident, et les semaines qui suivent

Demandez à l'établissement une copie de la déclaration d'accident qu'il rédige. Elle fixe les circonstances à chaud : heure, lieu, témoins, activité en cours. Sans elle, un dossier d'individuelle accident ou une action contre l'État repose sur des souvenirs.

Faites établir le jour même un certificat médical initial descriptif, même pour une blessure qui semble bénigne. Une dent abîmée à huit ans peut appeler des soins jusqu'à la fin de la croissance, et l'assureur rapprochera ces soins de la lésion constatée au départ.

Déclarez ensuite l'accident dans le délai prévu au contrat, et gardez tous les justificatifs : décomptes de l'assurance maladie et de la complémentaire, factures, frais de transport. L'individuelle accident intervient en général sur ce qui reste après les autres organismes, et ces décomptes en sont la preuve.

Lycée professionnel, stage, études supérieures

Les élèves des établissements d'enseignement technique relèvent, pour les accidents survenus au cours de cet enseignement et des stages qui s'y rattachent, de la législation sur les accidents du travail (code de la sécurité sociale, article L412-8). L'individuelle accident joue alors un rôle d'appoint.

L'étudiant en stage signe une convention qui traite de la couverture en responsabilité civile, et l'établissement comme l'organisme d'accueil demandent en pratique une attestation. Un contrat habitation au nom de l'étudiant, ou celui des parents s'il couvre encore le jeune, peut la fournir. Vérifiez-le avant de payer un contrat scolaire pour ce seul papier.

Depuis la rentrée 2019, les étudiants ne relèvent plus d'une sécurité sociale étudiante mais du régime général. La complémentaire santé reste à choisir à part, et c'est elle, bien plus qu'un contrat scolaire, qui pèse dans le budget d'un étudiant.

Club sportif : la licence ne remplace pas l'individuelle accident

Beaucoup d'enfants pratiquent un sport en club, et les parents supposent que la licence couvre tout. Le code du sport impose aux associations et fédérations sportives d'informer leurs adhérents de leur intérêt à souscrire une assurance de personnes couvrant les dommages corporels liés à leur pratique (article L321-4). Cette obligation d'information a un sens : la garantie attachée à la licence peut être limitée, et des options plus protectrices sont proposées à côté.

Lisez la notice remise avec la licence, comparez ses seuils et ses plafonds avec ceux de l'individuelle accident du contrat scolaire, et retenez celle qui couvre le mieux l'enfant en dehors du club.

Plusieurs enfants, plusieurs attestations

L'attestation remise à l'école doit permettre d'identifier l'enfant couvert. Avec plusieurs enfants dans des établissements différents, vérifiez que chacun reçoit la sienne, à son nom, pour la bonne année scolaire.

Côté tarif, comparez le coût pour la fratrie entière plutôt que le prix par enfant. Regardez aussi si le contrat habitation ou une garantie des accidents de la vie déjà souscrite couvre tout le foyer : l'économie se trouve souvent là, plus que dans un rabais sur le deuxième contrat.

Gratuit et sans engagement, concrètement

Demander un devis ne crée aucune obligation de souscrire, et vous pouvez abandonner le questionnaire à tout moment. Vos réponses servent à établir les propositions qui vous sont faites ; la page sur la confidentialité décrit l'usage qui en est fait.

Une erreur de bonne foi corrigée avant la souscription se règle par un recalcul de cotisation. Découverte après un sinistre, elle peut réduire l'indemnité à proportion de l'écart de prime.

Un devis ne vous engage pas, et il n'engage pas davantage l'assureur : selon le code des assurances, la proposition d'assurance n'engage ni l'assuré ni l'assureur, et seule la police ou la note de couverture constate leur engagement réciproque (article L112-2). Faites préciser par écrit la date d'effet et, si l'assureur en indique une, la période pendant laquelle il maintient le tarif proposé.

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