Devis protection juridique
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Un litige déjà né n’est en principe pas couvert : le contrat comporte un délai de carence.
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Ce que ce questionnaire mesure
Le parcours cherche vos domaines de litige probables et vérifie ce que vos autres contrats couvrent déjà.
À avoir sous la main
- votre statut : particulier, bailleur, professionnel
- les domaines où un litige est envisageable
- vos contrats habitation et auto, souvent porteurs d'une version réduite
La réponse qui engage le plus
Un litige né ou connu avant la souscription est exclu. Le seuil d'intervention minimal et le plafond d'honoraires bornent le reste.
Antériorité et délai d'attente : deux barrières distinctes
La première barrière est l'antériorité. Le contrat ne prend pas en charge les litiges dont le fait générateur est antérieur à la date d'effet, ni ceux que vous connaissiez ou pouviez raisonnablement connaître. Un désaccord déjà exprimé, une facture contestée, un chantier déjà défectueux entrent dans cette catégorie.
La seconde est le délai d'attente, souvent appelé carence, qui suit la souscription. Il varie selon les domaines et se compte en mois : plus long pour les litiges de construction, de voisinage ou de droit du travail, plus court ou inexistant pour les recours après un accident. Il figure dans les conditions générales, domaine par domaine.
Avant de souscrire, faites donc deux choses. Vérifiez ce que vous détenez déjà : de nombreux contrats habitation, auto et cartes bancaires comportent une protection juridique, souvent limitée à un domaine. Un contrat dédié n'a d'intérêt que pour les domaines réellement absents. Et notez la date d'effet quelque part : c'est elle qui départagera les dossiers.
Le seuil d'intervention et le plafond d'honoraires
Deux chiffres décident de l'utilité pratique du contrat.
Le seuil d'intervention est le montant minimal du litige en deçà duquel l'assureur n'intervient pas. Il écarte les petits conflits, qui sont pourtant les plus fréquents. Un seuil élevé rend le contrat théorique pour un particulier.
Le barème d'honoraires est plus important encore. En cas de procédure, l'assureur prend en charge les honoraires d'avocat dans la limite de montants fixés par acte ou par juridiction, indiqués dans une annexe au contrat. Ces montants sont rarement suffisants pour couvrir l'intégralité d'une intervention libre. La différence reste à votre charge, sauf accord de l'avocat.
Ce point mène à une règle que les assurés ignorent souvent : le libre choix de l'avocat vous appartient. L'assureur peut proposer un professionnel de son réseau, il ne peut pas vous l'imposer dès lors qu'une procédure judiciaire est engagée ou qu'un conflit d'intérêts existe. Vous conservez également la direction du procès. Comparez donc les barèmes autant que les plafonds globaux.
Ce qui est couvert, et les exclusions à repérer
Les contrats se déclinent par domaines : consommation, logement, travail, voisinage, administration, santé, vie privée. Un contrat généraliste couvre plusieurs de ces champs, un contrat spécialisé un seul.
Trois exclusions reviennent presque partout, et il vaut mieux les connaître avant. Les litiges relevant du droit de la famille, divorce et succession, souvent exclus ou limités à un conseil téléphonique. Les litiges liés à une activité professionnelle, qui relèvent d'un contrat dédié. Et les amendes, condamnations pénales et sanctions personnelles, qui ne sont jamais prises en charge, même quand les frais de défense le sont.
Deux services pèsent, en revanche, plus que le contentieux lui-même. L'information juridique par téléphone, qui règle une bonne part des questions avant qu'elles ne deviennent des litiges. Et la phase amiable, que l'assureur mène en votre nom : dans la majorité des dossiers, l'affaire s'arrête là, et c'est la qualité de ce travail, plus que le plafond, qui fait la différence entre deux contrats.
Ce que le code des assurances vous garantit, quel que soit le contrat
Une partie des règles ne dépend pas de l'assureur. Les articles L127-1 et suivants du code des assurances encadrent la protection juridique, et le contrat ne peut pas les réduire. Les connaître avant de signer change la lecture d'un devis : ce qui se présente comme un avantage commercial n'est parfois que l'application de la loi.
Le libre choix de l'avocat d'abord. Lorsqu'il faut un avocat, ou une autre personne habilitée, pour défendre ou représenter l'assuré, celui-ci le choisit librement (article L127-3). Le même article interdit à l'assureur de proposer le nom d'un avocat sans demande écrite de votre part. Un contrat qui annonce qu'un avocat de son réseau vous sera attribué décrit donc une facilité que vous pouvez demander. Il ne peut pas vous l'imposer.
Le désaccord ensuite. Vous estimez qu'il faut aller en justice, l'assureur juge le recours voué à l'échec ? La question peut être soumise à une tierce personne désignée d'un commun accord ou, à défaut, par le président du tribunal judiciaire (article L127-4). Les frais de cette procédure restent à la charge de l'assureur, sauf si le président du tribunal estime que vous l'avez engagée de manière abusive. Et si vous agissez malgré tout à vos frais et obtenez une solution plus favorable que celle qui vous était proposée, l'assureur vous indemnise des frais exposés, dans la limite de la garantie.
Le conflit d'intérêts, qui n'a rien de théorique : il apparaît dès que votre adversaire est assuré par la même compagnie. L'assureur doit alors vous informer de votre droit de choisir votre avocat et de la possibilité de recourir à la procédure de désaccord (article L127-5).
Les honoraires, enfin, se fixent entre l'avocat et son client, sans accord possible avec l'assureur (article L127-5-1). L'assureur rembourse selon son barème. Le montant de la facture, lui, dépend de ce que vous aurez convenu avec votre avocat.
Défense-recours ou protection juridique : deux garanties aux noms voisins
La garantie défense-recours incluse dans un contrat habitation ou auto intervient à propos d'un sinistre couvert par ce contrat. Elle sert à obtenir réparation d'un tiers responsable d'un dégât, ou à vous défendre face à une réclamation liée à ce sinistre. Hors de ce cadre, elle ne joue pas.
Une protection juridique autonome part de l'autre bout. Elle couvre des litiges qui ne sont pas des sinistres : l'artisan qui abandonne le chantier, l'employeur qui ne paie pas les heures supplémentaires, le vendeur en ligne qui refuse de rembourser, l'administration qui bloque un dossier.
La question du formulaire sur la protection juridique que vous détenez déjà appelle donc une réponse plus fine qu'un oui. Ouvrez les conditions générales de votre contrat habitation et regardez s'il s'agit d'une défense-recours rattachée aux sinistres, ou d'une vraie protection juridique avec des domaines listés. Posez la même question à la notice de votre carte bancaire, dont les garanties de ce type ont souvent un champ étroit.
Protection juridique et aide juridictionnelle ne s'additionnent pas
Beaucoup d'assurés croient cumuler deux filets. La loi dit autre chose : l'aide juridictionnelle, qui prend en charge tout ou partie des frais de justice des personnes aux ressources modestes, n'est pas accordée lorsque ces frais sont couverts par un contrat de protection juridique (loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, article 2). Elle est subsidiaire.
Concrètement, la demande d'aide juridictionnelle vous interroge sur l'existence d'un tel contrat, y compris sous la forme d'une garantie incluse dans l'habitation ou la carte bancaire. Si le litige entre dans son champ, c'est l'assureur qui intervient. L'aide reste possible pour ce que le contrat laisse de côté : domaine exclu, plafond atteint.
Pour un foyer qui pourrait prétendre à l'aide juridictionnelle, l'intérêt d'un contrat se calcule donc autrement. Sa valeur tient à la phase amiable, à l'information juridique par téléphone, à la rapidité d'intervention. Sur le procès lui-même, il remplace une prise en charge publique plus qu'il ne s'y ajoute.
Du premier appel à l'audience, le déroulé d'un dossier
Déclarez le litige avant de mandater qui que ce soit. Les contrats écartent en général les frais engagés avant la déclaration, sauf urgence que vous devrez justifier. Un avocat consulté la veille, un commissaire de justice missionné de votre propre initiative : ces dépenses risquent de rester pour vous.
Réunissez ensuite ce qui date le litige et en prouve le contenu. Contrat, devis, factures, échanges de courriels, photographies, lettres restées sans réponse. La date du premier désaccord écrit sera rapprochée de la date d'effet du contrat. C'est elle qui tranche la question de l'antériorité.
Vient la phase amiable. Le juriste chargé du dossier écrit à l'adversaire, propose une solution, parfois une médiation. Pour certains litiges, notamment de faible montant ou de voisinage, une tentative de règlement amiable est d'ailleurs exigée avant de saisir le juge (code de procédure civile, article 750-1).
Si l'amiable échoue, la procédure s'ouvre avec l'avocat que vous avez choisi, remboursé dans la limite du barème. Le jugement ne clôt pas toujours l'affaire. Encore faut-il le faire exécuter par un commissaire de justice, ce qui a un coût que certains contrats prennent en charge et d'autres non. Cherchez cette ligne : un jugement gagné mais inexécuté ne rapporte rien.
Rapprocher le barème de la convention d'honoraires
La loi impose à l'avocat de conclure avec son client une convention d'honoraires écrite (loi n° 71-1130 du 31 décembre 1971, article 10). C'est ce document, et non le contrat d'assurance, qui fixe ce que vous devrez payer.
La méthode se fait en une soirée. Demandez à l'assureur l'annexe qui liste les montants remboursés par acte et par juridiction : consultation, assistance à une expertise, référé, première instance, appel. Demandez à l'avocat pressenti sa convention et son mode de calcul, forfait, taux horaire ou honoraire de résultat. Puis faites la soustraction, étape par étape, sur le scénario le plus probable de votre litige. Le chiffre obtenu est votre reste à charge réaliste.
Deux détails faussent souvent le calcul. Le barème peut être exprimé hors taxes alors que la facture de l'avocat est toutes taxes comprises. Et un renvoi d'audience ou une seconde réunion d'expertise ne déclenche pas forcément un nouveau remboursement. Posez ces deux questions par écrit : la réponse ne figure pas sur le devis.
Les litiges qu'on croit couverts
Les travaux arrivent en tête des déceptions. Des contrats les excluent, d'autres les limitent aux petits chantiers ou leur appliquent le délai d'attente le plus long. Vous prévoyez une rénovation dans l'année ? Lisez cette clause avant toutes les autres.
Le recouvrement d'une somme due est un autre malentendu. Relancer un débiteur qui ne conteste pas sa dette n'est pas toujours regardé comme un litige, et certains contrats n'interviennent qu'en cas de désaccord sur le fond.
La fiscalité, les successions, le droit de la famille, la propriété intellectuelle, et les activités exercées à côté d'un emploi, location meublée ou micro-entreprise, complètent la liste des zones grises. Elles sont traitées très différemment d'un contrat à l'autre. La méthode la plus sûre reste simple : décrire au conseiller le litige que vous redoutez le plus, et demander par écrit s'il serait pris en charge.
Choisir ses domaines d'après sa vie réelle
Le questionnaire propose une liste de domaines. Tout cocher coûte plus cher sans rien garantir de mieux. Partez plutôt de votre situation.
Locataire, vos litiges probables portent sur le dépôt de garantie, les charges, les travaux que le bailleur tarde à faire et le voisinage. Propriétaire bailleur, sur les impayés, les dégradations et le syndic ; vérifiez alors qu'un contrat de particulier accepte l'activité de location, souvent traitée en option. Salarié, le droit du travail concentre les enjeux financiers les plus lourds, et il supporte fréquemment un délai d'attente. Travailleur indépendant, sachez qu'un contrat de particulier exclut en principe votre activité, qui relève d'une protection juridique professionnelle.
Deux domaines se sous-estiment. La consommation, parce que les petits litiges d'achat sont nombreux et qu'une lettre de juriste suffit souvent à les débloquer. Et le numérique, usurpation d'identité ou atteinte à la réputation, où la vitesse de réaction compte davantage que le plafond.
Deux prescriptions qui courent en parallèle
La première concerne vos rapports avec l'assureur. Les actions nées du contrat d'assurance se prescrivent par deux ans (code des assurances, article L114-1). Ce délai peut être interrompu, notamment par la désignation d'un expert après un sinistre ou par une lettre recommandée avec avis de réception adressée à l'assureur au sujet du règlement (article L114-2). Un refus de prise en charge contesté trop tard devient définitif.
La seconde concerne le litige lui-même, et c'est celle qu'on oublie. Votre action contre l'artisan, le vendeur ou l'employeur obéit à sa propre prescription, qui dépend de la matière. La déclarer à votre assureur ne l'interrompt pas.
Un dossier peut rester des mois en phase amiable pendant que ce second délai continue de courir. Demandez au juriste où il en est, et faites-le écrire dans l'échange. C'est la question la plus rentable de tout le dossier.
Indépendant, dirigeant, association : un autre contrat
Le questionnaire accepte les profils professionnels, et le contrat change alors de nature. Une protection juridique professionnelle couvre les litiges avec les clients, les fournisseurs, les salariés, le bailleur commercial ou les administrations fiscale et sociale.
Plusieurs points s'y examinent en plus. Le recouvrement des factures impayées, souvent traité comme un service à part, avec ses propres conditions. Les contrôles administratifs, où la garantie peut se limiter à l'assistance pendant le contrôle sans couvrir la contestation des sanctions. Et le chiffre d'affaires ou l'effectif déclarés, qui servent de base au tarif et doivent correspondre à la réalité.
Les litiges entre associés et la mise en cause personnelle du dirigeant sortent en général du contrat de l'entreprise. Si c'est ce risque qui vous inquiète, regardez du côté de la responsabilité civile des dirigeants : c'est un autre produit, avec une autre logique.
Changer de contrat sans laisser de trou
Un contrat de protection juridique autonome se résilie en principe à son échéance annuelle, avec un préavis fixé au contrat qui ne peut pas dépasser deux mois (article L113-12). L'avis d'échéance doit rappeler la date limite pour résilier. S'il arrive trop tard ou pas du tout, la loi vous ouvre un délai supplémentaire (article L113-15-1).
Le vrai risque tient à la bascule. Le nouveau contrat applique son propre délai d'attente et refuse les litiges nés avant sa date d'effet. Un désaccord apparu la veille du changement relève donc de l'ancien assureur, à condition de lui être déclaré. Avant de résilier, faites l'inventaire des différends latents, même mineurs, et déclarez-les à l'assureur en place.
Demandez enfin au nouvel assureur s'il accepte de supprimer le délai d'attente pour un assuré qui arrive d'un contrat équivalent sans interruption. S'il accepte, la mention doit figurer au contrat. Une promesse orale ne vaudra rien le jour où le litige éclate.
Si vous gagnez : à qui reviennent les frais remboursés par l'adversaire
Le juge peut condamner la partie perdante à rembourser une partie des frais de l'autre, au titre des dépens et des frais non compris dans les dépens. Ces sommes ne vous reviennent pas forcément en entier.
Le code des assurances fixe l'ordre de priorité (article L127-8). Toute somme obtenue en remboursement des frais et honoraires exposés pour le litige bénéficie d'abord à l'assuré, pour les dépenses restées à sa charge, puis à l'assureur, dans la limite de ce qu'il a payé. Le dépassement d'honoraires que vous avez supporté au-delà du barème vous est donc remboursé avant l'assureur.
Deux précautions en découlent. Conservez toutes les factures d'avocat et la preuve de ce que vous avez réglé vous-même, pour chiffrer votre part. Et ne signez pas de transaction avec l'adversaire sans en parler au juriste : un accord qui renonce aux frais peut vous priver de ce remboursement prioritaire.
Le cas inverse mérite une question écrite. Si vous perdez, la condamnation à rembourser les frais de l'adversaire est-elle prise en charge par le contrat, ou reste-t-elle pour vous ? La réponse dépend des conditions générales.
Face à un professionnel, la médiation de la consommation d'abord
Pour un litige de consommation, un recours gratuit existe avant même de solliciter le contrat. Tout professionnel doit garantir au consommateur un recours effectif et gratuit à un dispositif de médiation de la consommation (code de la consommation, article L612-1). Ses coordonnées figurent en principe dans les conditions générales de vente ou sur le site du professionnel.
Le médiateur n'examine le litige qu'après une réclamation écrite adressée au professionnel (article L612-2). Faites-la tôt, datée et précise : elle servira aussi de premier désaccord écrit dans votre dossier de protection juridique.
Les deux démarches se complètent. Le juriste de l'assureur peut rédiger la réclamation et préparer la saisine du médiateur, et la garantie reste disponible si la médiation échoue.
Gratuit et sans engagement, concrètement
Demander un devis ne crée aucune obligation de souscrire, et vous pouvez abandonner le questionnaire à tout moment. Vos réponses servent à établir les propositions qui vous sont faites ; la page sur la confidentialité décrit l'usage qui en est fait.
Une erreur de bonne foi corrigée avant la souscription se règle par un recalcul de cotisation. Découverte après un sinistre, elle peut réduire l'indemnité à proportion de l'écart de prime.
Un devis ne vous engage pas, et il n'engage pas davantage l'assureur : selon le code des assurances, la proposition d'assurance n'engage ni l'assuré ni l'assureur, et seule la police ou la note de couverture constate leur engagement réciproque (article L112-2). Faites préciser par écrit la date d'effet et, si l'assureur en indique une, la période pendant laquelle il maintient le tarif proposé.
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