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Ce que ce questionnaire mesure

Le questionnaire cherche vos postes de dépense réels, pas un niveau de couverture abstrait.

À avoir sous la main

La réponse qui engage le plus

Les postes où vous dépensez vraiment orientent la comparaison. Un pourcentage élevé sur un poste inutilisé ne vaut rien.

Un pourcentage ne se compare pas, un euro oui

Une garantie annoncée à trois cents pour cent ne rembourse pas trois fois ce que vous payez : elle rembourse trois fois la base de remboursement de la Sécurité sociale, qui est un tarif administratif souvent éloigné du prix réellement facturé. Sur certains actes, cette base est faible et un pourcentage élevé donne un remboursement modeste. Sur d'autres, elle est proche du prix pratiqué, et un pourcentage modéré suffit.

La seule manière de comparer deux contrats consiste donc à les convertir en euros sur vos dépenses réelles des douze derniers mois. C'est ce que ce questionnaire cherche à reconstituer.

Trois postes décident du contrat, les autres suivent

Une complémentaire couvre des dizaines de lignes. Trois d'entre elles font l'écart entre deux contrats, et ce sont celles où les prix pratiqués s'écartent le plus des tarifs de la Sécurité sociale.

L'hospitalisation d'abord. Le forfait journalier, les dépassements d'honoraires des praticiens de l'établissement, la chambre particulière et la durée pendant laquelle elle est prise en charge. C'est le poste où un reste à charge peut atteindre plusieurs centaines d'euros en quelques jours, et c'est aussi celui qu'on ne peut pas décaler dans le temps.

Le dentaire ensuite, pour les prothèses, les implants et l'orthodontie. Les remboursements y sont souvent exprimés en pourcentage assorti d'un plafond annuel, et ce plafond compte davantage que le pourcentage.

L'optique et l'audiologie enfin, où les garanties sont plafonnées par équipement et par période. Une garantie généreuse utilisable une fois tous les deux ans ne vaut pas la même chose selon que votre correction évolue ou non.

Le reste, consultations courantes, médicaments, analyses, se rembourse de façon assez comparable d'un contrat à l'autre dès lors que le ticket modérateur est couvert.

Ce que le contrat responsable garantit, et ce qu'il borne

La quasi-totalité des contrats vendus aux particuliers sont dits responsables. Ce statut n'est pas un label commercial : il emporte un socle minimal et des limites hautes, et il ouvre droit à un traitement fiscal favorable.

Le socle comprend notamment la prise en charge du ticket modérateur sur la plupart des actes, celle du forfait journalier hospitalier sans limitation de durée, et l'accès aux paniers du dispositif cent pour cent santé, qui permettent d'obtenir des lunettes, des prothèses dentaires et des aides auditives sans reste à charge.

Les limites, elles, sont moins connues. Un contrat responsable ne peut pas rembourser certaines participations : la participation forfaitaire sur les consultations et actes médicaux, les franchises sur les médicaments, les actes paramédicaux et les transports, ainsi que la majoration appliquée hors du parcours de soins coordonnés. Ces sommes restent à votre charge quel que soit le prix de votre cotisation.

Le remboursement des dépassements d'honoraires est également plafonné lorsque le praticien n'a pas adhéré à un dispositif de pratique tarifaire maîtrisée. Chercher un contrat qui ignorerait ces règles revient à chercher un contrat non responsable, plus cher et fiscalement désavantagé.

Les délais de carence, la ligne qu'on lit après avoir signé

Un délai de carence est la période, à compter de l'adhésion, pendant laquelle une garantie ne joue pas encore. Il ne s'applique pas uniformément : les soins courants en sont souvent exemptés, tandis que le dentaire, l'optique, l'audiologie et la maternité peuvent en comporter un.

Cette information ne figure pas toujours en évidence sur un devis. Demandez-la poste par poste, avec sa durée exacte, surtout si vous changez de contrat en prévision d'une dépense identifiée. Souscrire un contrat plus couvrant deux mois avant des soins prothétiques n'a d'intérêt que si la carence est terminée le jour de l'acte.

Un point rassurant en sens inverse : lorsque vous remplacez une complémentaire par une autre sans interruption, certains assureurs reprennent l'ancienneté acquise. Cela se demande, cela ne se présume pas.

Votre situation pose la question avant de fixer le prix

Le questionnaire commence par votre statut, et ce n'est pas de la curiosité administrative.

Salarié du secteur privé, vous bénéficiez en principe d'une complémentaire collective à laquelle l'employeur participe. L'adhésion est obligatoire, avec des cas de dispense limitativement prévus, notamment lorsque vous êtes déjà couvert comme ayant droit d'un contrat obligatoire. Avant de comparer des contrats individuels, demandez la notice du contrat d'entreprise : sur le seul plan financier, la participation patronale est difficile à battre. La comparaison porte alors sur une éventuelle surcomplémentaire, ou sur la couverture de votre conjoint et de vos enfants.

Travailleur indépendant, vous choisissez librement votre contrat, et les cotisations peuvent relever d'un cadre fiscal spécifique dont les conditions se vérifient avec votre conseil.

Retraité, vous n'avez plus de contrat d'entreprise, et la question devient celle du niveau d'hospitalisation et du dentaire. C'est aussi l'âge où les cotisations progressent le plus vite, ce qui rend l'exercice de comparaison plus rentable.

Résident du Bas-Rhin, du Haut-Rhin ou de la Moselle, vous relevez du régime local d'assurance maladie, qui porte la prise en charge de nombreux actes à quatre-vingt-dix pour cent. Un contrat calibré pour le régime général y est surdimensionné, et votre cotisation doit en tenir compte. C'est la question la plus souvent oubliée sur les comparateurs.

Enfants, conjoint, ayants droit : qui rattacher où

La composition du foyer n'est pas qu'une donnée tarifaire, c'est un arbitrage.

Un enfant peut être rattaché au contrat de l'un ou de l'autre parent, et le calcul n'est pas toujours celui qu'on croit : certains contrats appliquent une gratuité à partir d'un certain rang d'enfant, d'autres facturent chaque bénéficiaire. Comparez le coût du foyer complet, jamais le tarif par personne.

Un conjoint couvert par un contrat d'entreprise obligatoire peut parfois vous accueillir comme ayant droit, ce qui suppose que le contrat le prévoie et que la participation employeur s'étende à la famille. Ce point se lit dans la notice, et l'écart avec un contrat individuel est souvent net.

Un étudiant qui quitte le foyer reste fréquemment rattaché au contrat familial jusqu'à un âge limite prévu au contrat. Vérifiez cette limite et la date à laquelle elle prend effet, faute de quoi la couverture s'interrompt au moment où le jeune commence à consulter seul.

Les services annexes pèsent plus qu'on ne croit

Deux contrats aux garanties identiques ne rendent pas le même service au quotidien, et cela ne se voit pas sur un tableau de pourcentages.

Le tiers payant d'abord, avec son périmètre réel : pharmacie seule, ou également laboratoire, radiologie, praticiens, hospitalisation. Il ne change pas le montant remboursé, il change la trésorerie.

Les réseaux de professionnels partenaires ensuite. Un opticien, un chirurgien-dentiste ou un audioprothésiste conventionné avec votre organisme applique des tarifs négociés, ce qui réduit le reste à charge sans modifier la garantie. Sur l'optique et l'audiologie, l'effet est parfois supérieur à un changement de formule.

La prise en charge hospitalière enfin : la possibilité d'obtenir avant l'intervention un accord écrit de prise en charge évite l'avance des frais de séjour. C'est un service, il se demande, et tous les organismes ne le délivrent pas dans les mêmes délais.

Résilier sans rester découvert

Depuis la loi du 14 juillet 2019, une complémentaire santé individuelle peut être résiliée à tout moment après un an de contrat, sans frais et sans motif. Il ne s'agit ni de la loi Hamon ni d'une faculté limitée à la date anniversaire.

La résiliation prend effet un mois après la réception de la demande par l'organisme. Le nouvel assureur peut effectuer la démarche pour vous, ce qui évite la période sans couverture. Si vous la faites vous-même, envoyez la demande par un moyen laissant une trace et vérifiez la date d'effet avant de signer le nouveau contrat.

Un détail pratique : conservez votre ancienne carte de tiers payant jusqu'à réception de la nouvelle, et signalez le changement à votre caisse d'assurance maladie ainsi qu'à votre pharmacien.

Ce que vos réponses engagent

Contrairement à d'autres produits, une complémentaire santé individuelle ne comporte pas de questionnaire médical dans la très grande majorité des cas. Vos réponses portent donc sur des éléments objectifs : dates de naissance, composition du foyer, régime d'affiliation, adresse, date d'effet souhaitée.

Ces éléments servent la tarification et l'application des garanties. Une date de naissance erronée fausse la cotisation. Un régime d'affiliation mal renseigné fausse le calcul du complément. Une adresse approximative fausse le zonage tarifaire, qui existe sur ce produit.

Le niveau de garantie que vous indiquez n'est pas un engagement contractuel : il oriente les propositions. Vous pourrez l'ajuster poste par poste au moment de choisir. Il vaut donc mieux partir de vos dépenses réelles que d'un niveau choisi par précaution.

Avant de commencer, réunissez quatre choses

Vos décomptes de l'année écoulée, disponibles sur votre compte d'assurance maladie et sur l'espace de votre complémentaire actuelle. Ce sont eux qui donnent les euros dont vous avez besoin pour comparer.

Les dates de naissance exactes de toutes les personnes à couvrir, et le régime d'affiliation de chacune.

Votre contrat actuel avec le tableau de garanties et le montant de la cotisation, cotisation annuelle et non mensuelle, pour éviter l'effet des frais de fractionnement.

Les dépenses prévisibles des douze prochains mois : soins dentaires programmés, renouvellement d'équipement optique ou auditif, intervention envisagée, projet de maternité.

Un dernier conseil de méthode. Prenez vos trois plus grosses dépenses de santé des deux dernières années, et demandez pour chaque devis le montant qui aurait été remboursé sur ces trois lignes précises. Trois chiffres suffisent à trancher, là où un tableau de garanties de quatre pages ne tranche rien.

Gratuit et sans engagement, concrètement

Demander un devis ne crée aucune obligation de souscrire, et vous pouvez abandonner le questionnaire à tout moment. Vos réponses servent à établir les propositions qui vous sont faites ; la page sur la confidentialité décrit l'usage qui en est fait.

Une erreur de bonne foi corrigée avant la souscription se règle par un recalcul de cotisation. Découverte après un sinistre, elle peut réduire l'indemnité à proportion de l'écart de prime.

Un devis ne vous engage pas, et il n'engage pas davantage l'assureur : selon le code des assurances, la proposition d'assurance n'engage ni l'assuré ni l'assureur, et seule la police ou la note de couverture constate leur engagement réciproque (article L112-2). Faites préciser par écrit la date d'effet et, si l'assureur en indique une, la période pendant laquelle il maintient le tarif proposé.

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