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Devis assurance multirisque professionnelle

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Ce que ce questionnaire mesure

Le parcours chiffre ce que l'entreprise perdrait après un sinistre : le local, son contenu, le stock, le matériel et la perte d'exploitation. Les premières questions, secteur, statut juridique, chiffre d'affaires et effectif, fixent le tarif et le libellé d'activité qui figurera au contrat. Viennent ensuite les locaux et les valeurs à assurer. Un devis juste se prépare donc avec vos comptes et votre bail, pas avec une estimation faite de mémoire.

À avoir sous la main

La réponse qui engage le plus

Les capitaux déclarés. Un capital inférieur à la valeur réelle expose à une réduction proportionnelle de l'indemnité si le contrat applique la règle proportionnelle, ce qui se négocie (étape 2). Un capital exact ne l'est que pour un temps : il se réévalue à chaque achat important, extension ou changement de local.

Étape 1. Savoir ce qui est obligatoire, et ce qui ne l'est pas

Aucune loi n'impose à toute entreprise de souscrire une multirisque professionnelle. Les obligations d'assurance tiennent à l'activité exercée, et la plupart des exigences viennent du bail ou des clients.

Quelques activités sont soumises à une obligation légale. Les personnes dont la responsabilité décennale peut être engagée dans la construction (code des assurances, article L241-1). Puis les associations, organisateurs et exploitants d'établissements d'activités physiques et sportives (code du sport, article L321-1). Enfin, les professionnels de santé exerçant à titre libéral (code de la santé publique, article L1142-2). En dehors de ces régimes, ce qui s'impose se lit ailleurs.

Dans le bail d'abord. Un bail commercial peut contenir une clause d'assurance qui exige du locataire une couverture de ses risques locatifs et de sa responsabilité, parfois assortie d'une renonciation à recours réciproque avec le bailleur. Lisez-la avant de demander un devis : elle fixe une partie des garanties.

Dans l'accueil du public ensuite. Recevoir des clients dans vos locaux, question posée par le questionnaire, engage votre responsabilité envers eux. La responsabilité civile d'exploitation, souvent incluse dans la multirisque, se complète si besoin par une responsabilité civile professionnelle pour les dommages causés par vos prestations.

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Étape 2. Chiffrer les capitaux, et négocier la règle proportionnelle

La règle proportionnelle de capitaux est souvent présentée comme un couperet. Le code des assurances la prévoit, mais « sauf convention contraire » (article L121-5) : elle se négocie. Voici comment elle joue, puis comment la neutraliser.

Quand la valeur déclarée est inférieure à la valeur réelle, l'indemnité est réduite dans la même proportion, y compris sur un sinistre partiel. Exemple de calcul, à titre d'hypothèse : capital déclaré 40 000 €, valeur réelle 50 000 €, dommage de 10 000 €. Avec la règle, l'indemnité est de 8 000 € ; sans la règle, de 10 000 €. Demandez donc une clause qui l'écarte, ou une tolérance sur les capitaux déclarés.

Les capitaux se chiffrent ensuite par masse. Le matériel et le mobilier se déclarent à leur valeur de remplacement, avec un choix à trancher : valeur à neuf, sans vétusté pendant une période donnée, ou valeur d'usage, après abattement lié à l'âge. Sur du matériel récent et coûteux, l'écart pèse lourd.

Les marchandises et matières se déclarent au prix de revient. Pour une activité saisonnière, retenez la valeur de pointe plutôt que la moyenne annuelle, ou demandez une clause d'ajustement saisonnier.

Les aménagements réalisés à vos frais dans un local loué sont le poste le plus souvent oublié. Cloisons, sols, comptoirs, réseaux, vitrine vous appartiennent tant que la clause d'accession du bail n'a pas joué, et le contrat du bailleur ne les couvre pas.

Étape 3. Calibrer la perte d'exploitation : base et durée

La perte d'exploitation indemnise ce que l'entreprise cesse de gagner pendant l'arrêt, là où les garanties de dommages remboursent les biens. Deux paramètres la définissent.

La base assurée est en général la marge brute : le chiffre d'affaires diminué des charges qui disparaissent avec l'activité, comme les achats de marchandises. Elle se calcule à partir des liasses fiscales et se révise chaque année ; une entreprise en croissance qui déclare la marge de l'exercice précédent se retrouve sous-assurée.

La période d'indemnisation est le nombre de mois pendant lesquels l'assureur suit l'activité après le sinistre. La durée des travaux ne suffit pas : ajoutez le déblaiement, les autorisations, la disponibilité des entreprises, puis le temps de reconstituer la clientèle après la réouverture.

Deux extensions se demandent explicitement. L'impossibilité d'accès, quand un chantier voisin ou un arrêté empêche la clientèle de venir sans dommage chez vous. Et la carence de fournisseur ou de client, pour une activité dépendante d'un partenaire.

Un point de droit change la lecture du devis. La garantie catastrophes naturelles est incluse dans tout contrat de dommages aux biens, et, si l'entreprise est assurée contre les pertes d'exploitation, cette garantie s'étend aux effets des catastrophes naturelles, dans les conditions du contrat (code des assurances, article L125-1). À l'inverse, sans garantie perte d'exploitation, une inondation reconnue catastrophe naturelle indemnise les biens endommagés, mais pas la marge perdue pendant la fermeture.

Risque inondation

Étape 4. Trancher l'objection du coût par un calcul

La perte d'exploitation paraît chère tant qu'il ne s'est rien passé. Tranchez la question avec trois chiffres.

Le montant de vos charges fixes mensuelles, celles qui continuent de tomber quand le rideau reste baissé : loyer, salaires, emprunts, abonnements. Votre trésorerie disponible, exprimée en mois de ces charges. Et le délai réaliste de remise en route après un sinistre grave.

Si la trésorerie couvre ce délai, la garantie relève d'un choix de confort. Sinon, l'écart entre les deux est exactement ce que vous demandez à l'assurance de financer, et c'est lui qui fixe la période d'indemnisation. La garantie utile n'est pas forcément la plus longue : c'est celle qui est calée sur ce calcul.

Étape 5. Déclarer protections et activités exactes

Deux séries de réponses deviennent des conditions du contrat plutôt que de simples informations.

Les moyens de protection d'abord : alarme reliée ou non, serrures, rideau métallique, coffre, extincteurs et leur maintenance, détection incendie. S'ils sont déclarés, le contrat peut en faire une condition de garantie. La conséquence d'une alarme non enclenchée ou d'une maintenance en retard dépend de la rédaction : condition de garantie, exclusion ou déchéance, une exclusion devant être formelle et limitée (code des assurances, article L113-1). Lisez la clause avant de cocher.

Les activités ensuite. Le libellé porté au contrat commande la responsabilité civile : une prestation hors libellé n'est pas garantie, quel que soit le plafond. Une activité annexe, un atelier ajouté, une vente en ligne développée en cours d'année modifient le risque.

En cours de contrat, une circonstance nouvelle qui aggrave le risque se déclare à l'assureur (articles L113-2 et L113-4). Commencer à recevoir du public, stocker davantage de marchandises ou ajouter une activité en font partie. Mieux vaut un avenant qu'une discussion après sinistre.

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Étape 6. Préparer les pièces que l'expert reconstituera

L'indemnité de perte d'exploitation se calcule dans la comptabilité. L'expert retient un taux de marge brute, tiré des exercices précédents, et un chiffre d'affaires théorique : celui que l'entreprise aurait réalisé pendant l'arrêt.

Ce chiffre se reconstitue sur une période de référence, souvent les douze mois précédant le sinistre, corrigée des tendances : croissance, saisonnalité, ouverture récente, perte d'un client. Vérifiez avant de signer que le contrat prévoit cette correction, parfois appelée clause de tendance.

D'où une précaution simple : les documents du calcul doivent survivre au sinistre. Liasses fiscales, grands livres, historiques de caisse, statistiques de vente, contrats clients, tableaux de charges. Gardez-en un double hors du local assuré, chez l'expert-comptable et sur un support distant. Une comptabilité en retard de deux trimestres se traduit par des semaines de reconstitution.

Étape 7. Le jour du sinistre : délais et gestes qui protègent l'indemnité

Les délais de déclaration sont courts. Le contrat ne peut pas fixer un délai inférieur à cinq jours ouvrés, ramené à deux jours ouvrés en cas de vol (code des assurances, article L113-2). Pour une catastrophe naturelle, la déclaration doit intervenir dans les trente jours suivant la publication de l'arrêté au Journal officiel (article L125-2).

Le dépôt de plainte en cas de vol ou de vandalisme n'est pas imposé par la loi, mais le contrat l'exige en général : déposez-la sans attendre et joignez-la à la déclaration.

Pour une catastrophe naturelle, les franchises sont fixées par arrêté : pour les biens à usage professionnel, 10 % du montant des dommages avec un minimum de 1 140 € (article A125-6-2) ; pour les pertes d'exploitation, trois jours ouvrés avec le même minimum de 1 140 € (article A125-6-5).

Ensuite, ne réduisez pas les charges trop vite. La garantie couvre les charges fixes qui continuent de courir ; rompre des contrats dès la première semaine réduit l'indemnité et les moyens de redémarrer. Documentez les frais supplémentaires d'exploitation, local provisoire, matériel de remplacement, sous-traitance : ils sont pris en charge selon le contrat lorsqu'ils limitent la perte. Et signalez toute reprise partielle d'activité, qui vient en déduction.

Étape 8. Revoir le contrat chaque année, et savoir quand on peut le quitter

Une entreprise n'a pas les droits de sortie d'un particulier. La résiliation à tout moment après un an (articles L113-15-2 et R113-11) et le délai supplémentaire lié à un avis d'échéance tardif (article L113-15-1) visent les personnes physiques en dehors de leur activité professionnelle. Un contrat multirisque professionnelle ne se quitte pas « en attendant mieux ».

La sortie ordinaire passe par l'échéance annuelle. Le préavis est celui prévu au contrat, que la loi plafonne à deux mois, et le délai court à partir de la date du cachet de la poste ou de la date d'expédition de la notification (article L113-12).

Une autre porte s'ouvre en cas de retraite ou de cessation définitive d'activité professionnelle : la résiliation est possible dans les trois mois qui suivent l'événement, prend effet un mois après réception de la notification, et aucune indemnité ne peut être réclamée par l'assureur (article L113-16). Pour certains contrats de petites et moyennes entreprises, la loi n° 2026-403 a créé une faculté de résiliation propre (article L113-15-2-1) : demandez à l'assureur si votre contrat y entre, sans le présumer.

Reste la revue annuelle, qui relève du bon sens plus que du droit. Fixez-la à date fixe, un mois avant la date limite d'envoi du préavis : ce qui a changé dans les locaux, dans l'activité et dans les valeurs se chiffre à ce moment-là, quand il est encore temps de négocier ou de partir.

Gratuit et sans engagement, concrètement

Demander un devis ne crée aucune obligation de souscrire, et vous pouvez abandonner le questionnaire à tout moment. Vos réponses servent à établir les propositions qui vous sont faites ; la page sur la confidentialité décrit l'usage qui en est fait.

Une erreur de bonne foi corrigée avant la souscription se règle par un recalcul de cotisation. Découverte après un sinistre, elle peut réduire l'indemnité à proportion de l'écart de prime.

Un devis ne vous engage pas, et il n'engage pas davantage l'assureur : selon le code des assurances, la proposition d'assurance n'engage ni l'assuré ni l'assureur, et seule la police ou la note de couverture constate leur engagement réciproque (article L112-2). Faites préciser par écrit la date d'effet et, si l'assureur en indique une, la période pendant laquelle il maintient le tarif proposé.

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