Déclarez l’accident
Prévenez l’assureur dans le délai prévu au contrat, souvent cinq jours ouvrés, avec le certificat médical initial décrivant les lésions, les circonstances, les coordonnées des témoins et le procès-verbal éventuel.
L’indemnisation d’une garantie accidents de la vie obéit à une règle peu commentée : le contrat ne verse rien tant que l’expertise médicale n’a pas reconnu un taux d’atteinte permanente à l’intégrité physique et psychique au moins égal au seuil qu’il fixe. Ce seuil se situe selon les contrats à 5 %, 10 % ou 30 %. C’est le premier chiffre à lire, avant le capital de garantie, qui ne sert à rien si le seuil n’est jamais franchi.
Mise à jour le 02 août 2026
Prévenez l’assureur dans le délai prévu au contrat, souvent cinq jours ouvrés, avec le certificat médical initial décrivant les lésions, les circonstances, les coordonnées des témoins et le procès-verbal éventuel.
La GAV vise les accidents de la vie privée. Les accidents du travail, les accidents de la route en tant que conducteur et les maladies relèvent d’autres régimes et sont exclus du contrat.
Un médecin mandaté par l’assureur fixe la date de consolidation et le taux d’atteinte permanente. Faites-vous accompagner d’un médecin de recours : ce taux commande l’ouverture du droit et le montant final.
L’indemnisation se calcule en droit commun : déficit fonctionnel temporaire et permanent, souffrances endurées, pertes de revenus, assistance par tierce personne, préjudice esthétique et d’agrément, dans la limite du plafond du contrat. L’offre écrite peut être contestée.
Ne vous rendez jamais seul à l’expertise : le taux retenu ce jour-là conditionne l’intégralité de l’indemnisation.
Quand une autre personne est responsable de l’accident, l’indemnisation relève du droit commun. Le principe est celui de la réparation intégrale : tous les postes de préjudice sont évalués, sans plafond contractuel, et l’assureur du responsable règle. Un skieur qui vous percute, une chute due à un sol mal signalé dans un commerce, un chien qui mord : le premier réflexe n’est pas la GAV, c’est la mise en cause du responsable.
Quand personne n’est en cause, il ne reste que votre propre contrat. Une chute dans un escalier, un accident de bricolage, une brûlure domestique n’ouvrent aucun recours. C’est le trou que la garantie des accidents de la vie est conçue pour combler.
La conséquence pratique est qu’une déclaration commence toujours par une question : y a-t-il un tiers ? Si oui, le dossier prend une autre direction, souvent plus favorable, et la GAV peut n’intervenir qu’en complément ou pas du tout.
L’atteinte permanente à l’intégrité physique et psychique mesure les séquelles définitives, une fois l’état stabilisé. Elle s’exprime en pourcentage et se fixe lors d’une expertise, à la date de consolidation.
Le contrat indique le taux à partir duquel la garantie joue. Un seuil bas ouvre le droit sur des séquelles modérées ; un seuil élevé réserve l’indemnisation aux accidents graves. Entre deux contrats vendus à un tarif voisin, cet écart change tout, et il est rarement mis en avant dans les argumentaires commerciaux.
Deux vérifications s’imposent donc : le seuil de déclenchement, exprimé en pourcentage, et le plafond de garantie, qui borne le montant total versé. Le premier décide s’il y a une indemnisation, le second combien.
Un point de vigilance mérite d’être connu : le taux retenu par le médecin mandaté par l’assureur se situe parfois juste en dessous du seuil contractuel. La différence entre 9 % et 10 % ne se discute pas en droit, elle se discute sur le terrain médical, ce qui suppose d’y être assisté.
Tous les contrats ne versent pas de la même manière, et cette distinction pèse davantage que le montant affiché en couverture.
Certains fonctionnent au forfait : un capital est prévu au contrat, et l’indemnité correspond à un pourcentage de ce capital, appliqué au taux d’atteinte retenu. Le calcul est mécanique, rapide, et déconnecté de votre situation réelle.
D’autres indemnisent selon les règles du droit commun, poste par poste, dans la limite d’un plafond contractuel : déficit fonctionnel temporaire et permanent, souffrances endurées, pertes de revenus, assistance par une tierce personne, préjudice esthétique et préjudice d’agrément. Cette formule colle mieux à la réalité d’une vie bouleversée, notamment pour les personnes dont l’accident affecte l’activité professionnelle.
Demandez laquelle des deux logiques régit votre contrat. La réponse figure aux conditions générales et détermine la manière de documenter le dossier.
Le périmètre est celui de la vie privée. Les accidents du travail et les maladies professionnelles relèvent de la branche correspondante de la Sécurité sociale. Les accidents de la circulation subis en tant que conducteur d’un véhicule terrestre à moteur relèvent de l’assurance du véhicule et de la garantie du conducteur. Les maladies, y compris celles qui surviennent brutalement, ne sont pas des accidents.
S’y ajoutent les exclusions propres à chaque contrat : certaines pratiques sportives, les faits volontaires, l’état d’ivresse, parfois les accidents survenus à l’étranger au-delà d’une certaine durée de séjour. Elles se lisent avant la souscription, et pas après.
Cette liste est la raison pour laquelle une GAV ne remplace ni une prévoyance ni une garantie du conducteur. Elle comble un espace précis, elle ne couvre pas tout.
Une GAV se souscrit en formule individuelle ou familiale, et cette différence se découvre parfois au mauvais moment. La formule familiale vise en principe le souscripteur, son conjoint ou concubin et les enfants à charge vivant au foyer.
Trois points se vérifient dans les conditions particulières. La définition retenue du foyer, qui commande la couverture d’un enfant majeur étudiant logé ailleurs. L’âge limite au-delà duquel un enfant sort de la garantie. Et le sort de la couverture des personnes rattachées après une séparation.
Le déménagement d’un enfant, une recomposition familiale ou l’arrivée d’un parent âgé au domicile modifient la liste des bénéficiaires. Ces changements se signalent par avenant, sans quoi une personne que l’on croit assurée ne l’est pas.
Le délai de déclaration est fixé au contrat, souvent quelques jours ouvrés à compter de l’accident. Il se respecte, mais il n’est pas ce qui décide du dossier.
Ce qui décide, c’est le certificat médical initial. Il doit décrire les lésions constatées, leur localisation, les examens réalisés et les conséquences fonctionnelles immédiates. Un document laconique pèse contre la victime pendant toute l’instruction, parce que c’est à partir de lui que se construit le lien entre l’accident et les séquelles.
Réunissez ensuite les circonstances écrites, les coordonnées des éventuels témoins, les photographies du lieu s’il y a lieu, et conservez tous les comptes rendus, arrêts de travail et justificatifs de frais engagés. Un dossier se constitue au fil des mois, pas la veille de l’expertise.
Un médecin mandaté par l’assureur examine la victime, fixe la date de consolidation et évalue le taux d’atteinte permanente ainsi que les autres postes.
Ne vous y rendez pas seul. Un médecin de recours, que vous choisissez et rémunérez, discute les conclusions sur le terrain médical. Certaines protections juridiques prennent en charge ses honoraires : vérifiez vos contrats avant d’avancer les frais.
Préparez la visite comme un dossier : chronologie des soins, comptes rendus d’hospitalisation, prescriptions, description écrite des gestes du quotidien devenus difficiles, des activités abandonnées, des aménagements nécessaires. Une expertise dure une heure et ne montre pas ce qu’une année a changé.
L’assureur adresse une offre écrite. Elle s’examine poste par poste, en vérifiant que chacun est présent, chiffré, et cohérent avec le rapport d’expertise. Une offre globale sans détail ne se signe pas en l’état : demandez la ventilation.
En cas de désaccord sur les conclusions médicales, le contrat prévoit une expertise contradictoire puis, généralement, un arbitrage confié à un troisième médecin. Demandez-en les modalités par écrit dès la notification, ainsi que le rapport sur lequel la décision se fonde.
En cas de désaccord persistant sur l’application du contrat, le service réclamations puis le Médiateur de l’assurance restent ouverts. L’acceptation d’une offre, elle, met fin à la discussion : elle se signe après lecture, pas pendant.
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