Garanties décryptées
Conditions générales, IPID et exclusions analysées pour repérer ce qui compte vraiment.
Le locataire doit s'assurer contre les risques locatifs, essentiellement l'incendie, le dégât des eaux et l'explosion. Cette obligation protège le propriétaire d'un dommage causé par l'occupant, et rien de plus. La PNO intervient là où ce contrat s'arrête : logement vide, sinistre étranger au locataire, responsabilité du propriétaire.
Gratuit · 2 minutes · sans engagement · mis à jour le 02 août 2026

Les assureurs les mieux notés sur ce produit. Le classement complet est disponible page dédiée.
| Rang | Assureur | Note | Atout principal |
|---|---|---|---|
| 1 | MAAF | 4.4/5 | Un héritage artisan qui se voit encore sur les contrats des petits pros |
On lit les contrats à votre place pour ne faire ressortir que ceux qui vous correspondent.
Conditions générales, IPID et exclusions analysées pour repérer ce qui compte vraiment.
On écarte les contrats inadaptés à votre situation pour vous faire gagner du temps.
À garanties équivalentes, on compare les cotisations sur votre profil et on vous montre l'écart.
Entre deux locataires, aucun contrat de locataire ne s'applique. Un dégât des eaux dans un logement vide, une fuite qui touche le voisin du dessous, un départ de feu d'origine électrique : la facture revient au propriétaire, sans intermédiaire.
La même logique vaut pour un bien en travaux, en attente de vente ou occupé de façon intermittente. Vérifiez la durée de vacance admise par votre contrat : au-delà d'un certain nombre de mois, certaines garanties se suspendent ou se réduisent. Regardez aussi le traitement du logement laissé meublé mais inoccupé, qui varie beaucoup d'un contrat à l'autre.
L'assurance du locataire porte sur sa responsabilité à l'égard du propriétaire et des tiers. Elle joue quand l'occupant est à l'origine du dommage, pas lorsque l'origine du sinistre lui est étrangère : défaut affectant une canalisation encastrée, événement climatique, incendie parti d'un autre lot.
Elle ne couvre pas davantage vos biens. Le mobilier fourni en location meublée, les équipements de cuisine, les aménagements que vous avez financés relèvent de votre contrat et doivent être déclarés et évalués pour être indemnisés.
L'attestation remise à l'entrée dans les lieux ne prouve rien sur la durée. Le bail permet d'en demander la production chaque année ; un contrat résilié en cours de bail laisse le bien sans couverture côté locataire, et personne ne vous en informe.
Depuis la loi Alur, chaque copropriétaire doit être assuré au minimum en responsabilité civile, que son lot soit loué ou vacant. C'est une obligation légale, pas une recommandation.
L'assurance de la copropriété couvre les parties communes et, selon la rédaction du contrat, une partie des parties privatives. Demandez l'attestation au syndic avant de souscrire : ce que l'immeuble couvre déjà n'a pas à être payé deux fois, et ce qu'il exclut désigne ce que votre contrat doit garantir. Le règlement de copropriété, lui, fixe la frontière entre parties communes et privatives.
Un dégât des eaux en immeuble met en présence trois contrats : celui du locataire, le vôtre et celui de la copropriété, parfois celui d'un voisin. Une convention conclue entre assureurs organise la prise en charge des sinistres dégâts des eaux et incendie de faible ampleur, désigne un assureur gestionnaire et fixe qui indemnise quoi.
Conséquence pratique pour un bailleur : la recherche de fuite, souvent destructive, et sa remise en état font l'objet de garanties spécifiques. Vérifiez leur présence et leur plafond, car une recherche de fuite dans un mur porteur coûte parfois plus que la fuite elle-même.
Un contrat PNO se tarifie sur l'usage déclaré. Location nue, meublée, colocation, bail mobilité ou courte durée n'entraînent ni les mêmes risques ni les mêmes exclusions. La colocation pose la question du nombre d'occupants et des baux multiples, la location meublée impose de chiffrer le mobilier du bailleur.
La location de courte durée est refusée ou tarifée à part par plusieurs assureurs, et une location saisonnière déclarée comme location nue expose à une réduction d'indemnité. Ce que vous déclarez définit ce pour quoi vous êtes couvert : un changement de régime se signale par avenant.
Les loyers impayés ne relèvent pas de la PNO mais d'une garantie distincte, ou du dispositif de caution publique lorsque le locataire y est éligible. Les deux ne se cumulent pas sur un même bail. Les dégradations locatives constatées au départ du locataire relèvent du dépôt de garantie, puis le cas échéant de la garantie des loyers impayés lorsqu'elle inclut cette option.
Le défaut d'entretien figure parmi les exclusions habituelles de ces contrats. Une toiture laissée sans entretien pendant des années ne devient pas un sinistre garanti parce qu'une tempête l'achève. Conservez les factures d'entretien : elles servent de preuve le jour de l'expertise.
Les primes d'assurance afférentes à un bien loué sont déductibles des revenus fonciers lorsque le bailleur relève du régime réel. La même logique s'applique aux revenus de location meublée imposés au réel, dans les règles propres à ce régime. Conservez l'avis d'échéance, pièce justificative attendue en cas de contrôle.
Quatre lignes suffisent ensuite à départager deux contrats : la couverture pendant la vacance locative et sa durée maximale, le recours des voisins et des tiers, la garantie recherche de fuite et sa remise en état, et le raccord avec le contrat de la copropriété, franchise comprise. Sur ce produit, l'écart de prix entre deux offres est souvent inférieur à l'écart de périmètre.
Aucun montant n'est affiché ici : nous ne publions que des chiffres sourcés, et il n'existe pas de prime moyenne publiée pour chaque produit et chaque profil. Ce tableau situe seulement les niveaux de garanties les uns par rapport aux autres. Ce qui fixe réellement votre cotisation, c'est votre profil, le niveau de formule retenu, le montant des franchises et le mode de fractionnement.
| Profil | Niveau de garanties | Niveau de cotisation |
|---|---|---|
| Économique | Formule d'entrée, franchises plus élevées | € |
| Équilibré | Bon rapport garanties / prix | €€ |
| Protection maximale | Garanties étendues, franchises réduites | €€€ |
Le Code civil pose deux règles qui ne se négocient pas dans un bail.
La première rend le propriétaire responsable des dommages causés par la ruine de son bâtiment lorsqu'elle résulte d'un défaut d'entretien ou d'un vice de construction. Un balcon qui cède, une corniche qui tombe, un mur qui s'effondre engagent le propriétaire, y compris si l'immeuble est loué et si le locataire est assuré.
La seconde tient à la garde de la chose : le propriétaire répond des dommages causés par les choses qu'il a sous sa garde, et cette garde ne se transfère au locataire que pour ce dont il a l'usage effectif. La toiture, la façade, les canalisations encastrées et les éléments d'équipement communs restent du côté du bailleur.
À cela s'ajoutent les obligations du bailleur envers son propre locataire. La délivrance d'un logement décent et l'entretien des lieux en état de servir à l'usage prévu sont des obligations légales dont la méconnaissance engage sa responsabilité contractuelle. Un dommage causé au locataire par un vice de l'immeuble se règle contre le bailleur, pas contre l'assureur du locataire.
C'est le périmètre que couvre la responsabilité civile de propriétaire d'immeuble contenue dans un contrat PNO. Aucune autre police ne le fait à sa place.
Deux niveaux d'assurance coexistent et sont souvent confondus.
Le syndicat des copropriétaires souscrit une assurance pour l'immeuble, couvrant les parties communes et la responsabilité civile du syndicat. Elle est financée par les charges.
Chaque copropriétaire doit, de son côté, s'assurer au moins contre les risques de responsabilité civile dont il doit répondre en sa qualité de copropriétaire. Cette obligation, introduite par la loi du 24 mars 2014, vaut qu'il occupe son lot ou qu'il le loue. Un propriétaire bailleur en copropriété n'a donc pas le choix : la PNO, ou à tout le moins son volet responsabilité civile, est obligatoire.
L'articulation pratique compte autant que l'obligation. Un dégât des eaux dont l'origine se situe dans une partie privative loué met en jeu jusqu'à trois contrats : celui du locataire, celui du bailleur et celui de la copropriété. Une convention entre assureurs désigne celui qui gère et indemnise selon la nature et l'ampleur du sinistre, ce qui accélère le règlement sans modifier l'étendue des garanties de chacun. Un bailleur non assuré dans ce schéma n'a personne pour porter sa part.
Un incendie ou un dégât des eaux important rend le logement inhabitable. Le locataire cesse alors de devoir le loyer, en tout ou partie, pour la période pendant laquelle il ne peut pas jouir des lieux.
Le bailleur perd donc un revenu tout en supportant les travaux, les charges et, le cas échéant, l'échéance du prêt. C'est la garantie perte de loyers qui compense cette privation, et elle n'est pas systématiquement incluse.
Trois paramètres se lisent ensemble : la durée maximale d'indemnisation, exprimée en mois, le mode de calcul du loyer indemnisé, et le fait générateur retenu. Une garantie qui ne joue que si le sinistre est garanti par ailleurs ne servira pas dans les cas où la cause du dommage est exclue.
Une garantie voisine mérite d'être repérée dans le même tableau : le relogement du locataire, quand le bail met cette charge à la charge du bailleur ou qu'un juge le décide.
Le logement vacant est la période où le bailleur est le plus exposé et le moins couvert. Sans occupant, aucun contrat de locataire n'existe, et les contrats PNO comportent fréquemment une clause d'inhabitation qui suspend ou restreint la garantie vol au-delà d'un nombre de jours d'absence continue. Cette clause se lit avant une vacance prolongée, et se signale à l'assureur quand elle se prolonge.
Les travaux constituent la deuxième situation. Une rénovation lourde change la nature du risque et fait souvent intervenir un régime distinct, celui de l'assurance de chantier et, pour les travaux de construction relevant de la garantie décennale, celui de la dommages-ouvrage que le maître d'ouvrage doit souscrire. Un bailleur qui fait réaliser des travaux structurels est un maître d'ouvrage au sens du Code des assurances.
La troisième est le type de location. Location nue, location meublée de longue durée, location saisonnière et location de courte durée entre particuliers ne présentent pas le même risque et ne se déclarent pas de la même façon. La location de courte durée multiplie les occupants, augmente la sinistralité et sort du périmètre de beaucoup de contrats PNO standards. Elle se déclare, sous peine de voir la garantie discutée après un sinistre.
Une quatrième situation, plus discrète, mérite attention : la location à un membre de la famille. Certains contrats l'excluent ou la traitent comme une occupation à titre gratuit, ce qui modifie les garanties applicables.
La PNO couvre le bâtiment et la responsabilité du bailleur. Elle ne couvre pas le risque financier du bail.
Les loyers impayés relèvent d'une garantie distincte, avec ses propres critères de sélection du locataire. Les dégradations locatives excédant le dépôt de garantie s'y rattachent également. Un litige avec le locataire, avec un voisin ou avec le syndic relève d'une protection juridique, présente en option dans certains contrats PNO et à vérifier ligne à ligne, notamment sur le seuil d'intervention et le plafond de prise en charge des honoraires.
Sur le plan fiscal, la prime d'assurance du bien loué constitue une charge déductible des revenus fonciers pour un bailleur au régime réel. Sous le régime micro, l'abattement forfaitaire tient déjà lieu de déduction et la prime ne se déduit pas en plus. Ce calcul modifie sensiblement le coût net d'une PNO complète par rapport à une couverture minimale de responsabilité civile.