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Une cotisation d'assurance auto additionne deux choses très différentes. Le coût du risque que vous représentez, d'abord, qui met des années à bouger. La politique commerciale de l'assureur ensuite, qui change en une signature. Seul le second bloc réagit à une comparaison, et il pèse lourd : en 2025, la branche a versé et géré plus qu'elle n'a encaissé, avec un ratio combiné de 101,2 % des primes selon France Assureurs. Trois autres leviers ne dépendent pas non plus de votre conduite : la franchise, le niveau de formule et le mode de fractionnement.

Gratuit · 2 minutes · sans engagement · mis à jour le 02 août 2026

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RangAssureurNoteAtout principal
1MAAF4.4/5Un héritage artisan qui se voit encore sur les contrats des petits pros
2MAIF4.5/5Des conseillers salariés, non commissionnés sur la vente
3MACIF4.3/5Une vente en direct, sans commission d'intermédiaire dans le prix
4GMF4.2/5Un ciblage clair sur les agents publics et leurs proches
5AXA4.1/5Un interlocuteur unique du contrat auto au contrat d'entreprise
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L'assurance auto est-elle obligatoire ?

Oui, dans sa partie responsabilité civile. L'article L211-1 du code des assurances soumet à cette obligation toute personne physique ou morale autre que l'État dont la responsabilité civile peut être engagée en raison de dommages causés par un véhicule terrestre à moteur. L'obligation s'attache donc au fait de faire circuler le véhicule, pas au seul titre de propriété.

Un mot de prudence sur le véhicule qui ne roule pas. On lit partout des réponses catégoriques, dans un sens comme dans l'autre. La jurisprudence européenne retient une obligation d'assurance pour un véhicule immatriculé et apte à circuler, y compris stationné sur un terrain privé, et l'ordonnance n° 2023-1138 du 6 décembre 2023 définit le véhicule notamment par sa vitesse par construction. Tant que ce point n'est pas tranché par un texte clair, nous n'écrirons ni qu'un véhicule remisé échappe à l'obligation, ni l'inverse. Le conseil pratique, lui, ne dépend pas du débat : maintenez au minimum une garantie responsabilité civile, souvent proposée sous une formule réduite pour véhicule non roulant.

Cette garantie minimale paie les dommages causés aux autres : les occupants du véhicule adverse, vos propres passagers, les piétons, les biens endommagés. L'article R211-7 fixe d'ailleurs un plancher, 1 300 000 € par sinistre pour les dommages matériels. En revanche elle ne paie ni votre voiture ni vos blessures de conducteur, ce qui rend la garantie du conducteur bien plus déterminante que son prix ne le laisse croire.

Un point protège la victime en toutes circonstances. Même lorsque le contrat est annulé pour fausse déclaration intentionnelle, l'article L211-7-1 rend cette nullité inopposable aux victimes et à leurs ayants droit : l'assureur les indemnise, puis exerce son recours contre le responsable. La nullité prive l'assuré, jamais la personne blessée.

Reste le cas du conducteur qu'aucun assureur ne veut. Un seul refus suffit pour saisir le Bureau central de tarification, qui fixe la prime moyennant laquelle l'entreprise sollicitée est tenue de garantir le risque. Pour une souscription nouvelle, le silence de l'assureur plus de quinze jours après réception de la demande vaut refus, et la saisine s'effectue dans les quinze jours du refus, sous peine d'irrecevabilité (article L212-1). Le Bureau ne désigne pas un assureur : il impose la garantie à celui qui a dit non.

À lire aussi : guide de l'assurance auto · assurance après résiliation

Tiers, tiers +, tous risques : choisir sa formule

Le raccourci le plus répandu consiste à prendre du tous risques les premières années, puis du tiers ensuite. C'est un raccourci de calendrier, et le calcul le soutient souvent sans le justifier. L'indemnisation des dommages au véhicule est plafonnée à sa valeur de remplacement à dire d'expert, qui décroît vite, alors que le surcoût de la garantie dommages décroît plus lentement.

Le vrai critère n'est donc pas l'âge du véhicule, mais le rapport entre cette valeur à dire d'expert et le surcoût annuel de la garantie. Quand votre épargne couvre la valeur de remplacement, le tiers suffit et vous financez vous-même le risque. Sinon, le tous risques achète cette différence, quel que soit l'âge de la voiture. Un véhicule de dix ans indispensable pour travailler justifie parfois plus une couverture étendue qu'un véhicule récent facilement remplaçable.

Entre les deux, les formules intermédiaires ajoutent au tiers un choix de garanties : vol, incendie, bris de glace, catastrophes naturelles, forces de la nature. Elles se comparent poste par poste et non sur leur nom commercial, qui varie d'un assureur à l'autre sans définition commune.

Une garantie mérite d'être isolée du reste, parce qu'elle concerne votre corps et non votre voiture. La garantie du conducteur est la seule qui couvre vos propres dommages corporels lorsque vous êtes responsable de l'accident. Précision utile : dommages tous accidents, vol, incendie et bris de glace indemnisent eux aussi l'assuré responsable, mais sur le véhicule. Et quand un tiers est impliqué, la loi n° 85-677 du 5 juillet 1985 ouvre au conducteur victime un droit à indemnisation par l'assureur du responsable.

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Combien coûte une assurance auto ?

En 2025, la prime moyenne d'un véhicule de première catégorie en mono contrat s'établissait à 511 € hors taxes, en hausse de 6,5 %, sur un parc assuré de 46,0 millions de véhicules (France Assureurs, « Le marché de l'assurance automobile des particuliers en 2025 »). Le mot « hors taxes » compte : la taxe sur les conventions d'assurance s'ajoute à ce montant sur votre avis d'échéance.

Ce chiffre en explique un autre. Le ratio combiné comptable net de la branche atteignait 101,2 % des primes, en hausse de 0,9 point : les assureurs ont versé et géré plus qu'ils n'ont encaissé. Voilà le fait vérifiable derrière les hausses tarifaires, et il vaut mieux que n'importe quelle formule commerciale. Précision sur ce qui n'existe pas : aucune moyenne de prime par région n'est publiée en accès libre, et nous n'en inventerons pas.

Votre tarif, lui, n'est pas négocié, il est calculé. Quatre déclarations le fixent avant toute discussion. Le véhicule entre par son groupe de tarification, une classification technique qui agrège la puissance, le coût des pièces et la sinistralité observée sur le modèle. Le conducteur entre par l'ancienneté du permis, l'historique des sinistres et le coefficient de réduction-majoration. L'usage déclaré et le kilométrage annuel forment le troisième bloc, et ils délimitent la garantie autant qu'ils calculent le prix. Le lieu de stationnement habituel termine le calcul, en pesant surtout sur le vol et le vandalisme.

Deux surprimes sont encadrées par les textes, ce qui vaut d'être connu avant de subir un devis. Celle du conducteur novice est plafonnée à 100 %, ramenée à 50 % après une conduite accompagnée, réduite de moitié par année sans accident responsable et disparue après deux années complètes ; elle s'applique aussi en cas de changement d'assureur, et vise également celui qui n'a jamais été assuré comme conducteur principal (service-public, fiche F2663, vérifiée le 11 mars 2026). Les majorations pour circonstances aggravantes, elles, voient leur cumul plafonné à 400 %.

Une ligne du tarif échappe complètement à votre profil : la surprime catastrophes naturelles. Depuis le 1er janvier 2025, elle s'élève pour les véhicules à 9 % des primes vol et incendie, ou à défaut à 0,75 % des primes dommages (article A125-2, arrêté du 22 décembre 2023).

À lire aussi : simulateur de coût d'assurance auto · baromètre de l'assurance auto · assurance jeune conducteur

Tarifs

Quel budget pour votre assurance auto ?

Aucun montant n'est affiché ici : nous ne publions que des chiffres sourcés, et il n'existe pas de prime moyenne publiée pour chaque produit et chaque profil. Ce tableau situe seulement les niveaux de garanties les uns par rapport aux autres. Ce qui fixe réellement votre cotisation, c'est votre profil, le niveau de formule retenu, le montant des franchises et le mode de fractionnement.

ProfilNiveau de garantiesNiveau de cotisation
ÉconomiqueFormule d'entrée, franchises plus élevées
ÉquilibréBon rapport garanties / prix€€
Protection maximaleGaranties étendues, franchises réduites€€€
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Formules

Quelle formule d'assurance auto choisir ?

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La formule au tiers couvre la responsabilité civile obligatoire : les dommages causés aux autres. C'est le minimum légal.

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Les garanties clés

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La garantie bris de glace couvre le pare-brise, les vitres et parfois les optiques, souvent sans avance de frais.

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La garantie assistance organise dépannage, remorquage et véhicule de remplacement en cas d’immobilisation.

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Résilier son assurance auto est simple après un an grâce à la loi Hamon, ou à l’échéance avec la loi Chatel. Le nouvel assureur peut s’en charger.

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01

Vérifiez le cadre

Après un an : loi Hamon, à tout moment. Avant un an : à l’échéance annuelle.

02

Notifiez l’assureur

Par lettre, e-mail ou en ligne, en conservant une preuve de la demande.

03

Assurez la continuité

Souscrivez le nouveau contrat avant la fin de l’ancien pour éviter tout défaut d’assurance.

Franchises et fractionnement : les leviers immédiats

Une cotisation se subit rarement autant qu'on le croit. Deux réglages la font bouger tout de suite, sans toucher à l'étendue des garanties, et ils ne dépendent ni de votre conduite ni de votre historique.

Le premier est la franchise. Monter celle des dommages tous accidents fait baisser la cotisation immédiatement. La décision est arithmétique : divisez l'économie annuelle par la hausse de franchise acceptée, puis comparez le résultat à votre fréquence réaliste de sinistres responsables. Un exemple parle mieux qu'une règle. Si passer de 300 € à 600 € de franchise vous fait gagner 60 € par an, il vous faut cinq années sans sinistre responsable pour amortir le surcoût d'un seul accrochage. À vous de savoir si vous en avez un tous les trois ans ou tous les dix.

Le second est le fractionnement. Le paiement mensuel s'accompagne de frais dans de nombreux contrats, exprimés en pourcentage de la cotisation annuelle ou en montant fixe par échéance ; cherchez-les aux conditions particulières, sous l'intitulé du fractionnement, et faites la différence avec le paiement annuel. Sur un contrat auto, l'écart entre paiement annuel et paiement mensuel représente une somme réelle, indépendante de vos garanties comme de votre conduite. C'est le levier le plus discret de la liste, et le seul qui se règle en une case à cocher.

Une franchise échappe à ce raisonnement : celle des catastrophes naturelles, fixée à 380 € par véhicule par l'article A125-6-1. Attention à une idée reçue qui traîne encore sur beaucoup de pages : l'article A125-1, qui interdisait tout rachat de cette franchise, est abrogé depuis le 1er janvier 2024. Ce qui reste vrai, c'est qu'aucune modulation contractuelle ne peut descendre sous les minimums réglementaires (article A125-6-3), et que pour un véhicule à usage professionnel la franchise du contrat s'applique si elle est supérieure à 380 €.

Dernier réflexe avant de signer : demandez le tarif hors remise commerciale. Il figure rarement de lui-même sur un devis, il s'obtient sur demande, et c'est lui qui vous dira ce que le contrat coûtera à la deuxième échéance.

À lire aussi : assurance auto sans franchise · franchise

Le bonus-malus, un barème identique chez tous les assureurs

Le coefficient de réduction-majoration n'est pas une note de conduite attribuée par votre assureur. C'est un mécanisme arithmétique, fixé par l'annexe à l'article A121-1 du code des assurances, identique partout, et que personne ne peut arranger.

Il part de 1,00 à la première souscription. Chaque année d'assurance sans sinistre responsable le réduit de 5 %, jusqu'à un plancher de 0,50. À l'inverse, un sinistre responsable le majore de 25 %, la majoration tombant à 12,5 % quand la responsabilité est partagée. Le plafond est de 3,50. Le coefficient obtenu s'arrondit par défaut à deux décimales : 1,18 et non 1,1875.

Deux taux dérogatoires sont systématiquement oubliés. Pour les usages « tournées » et « tous déplacements », la réduction annuelle est de 7 % et la majoration de 20 %, et non de 5 % et 25 %. Un commercial itinérant ne suit donc pas le même barème qu'un automobiliste en usage privé.

Voici la règle qui change tout, et qu'on lit rarement : après deux années consécutives sans sinistre, le coefficient applicable ne peut plus être supérieur à 1 (article 5 de l'annexe). Un malus s'efface donc en deux ans, quel que soit le niveau atteint. Ce qui ne s'efface pas, en revanche, c'est la majoration payée entre-temps.

Trois autres dispositions valent d'être connues. Le coefficient n'est pas majoré pour un vol, un incendie, un bris de glace ou un stationnement heurté par un tiers non identifié (article 7). Il est automatiquement transféré en cas de remplacement du véhicule ou d'acquisition d'un véhicule supplémentaire, sous la seule réserve que les conducteurs habituels demeurent les mêmes (article 10) : ce n'est pas un geste commercial, c'est un droit. Enfin, une interruption d'assurance au plus égale à trois mois ne fait pas perdre le coefficient acquis (article 9) ; trois mois pile ouvrent le droit.

Tout cela change la façon de raisonner sur les petits sinistres. Un accrochage responsable dont la réparation approche le montant de la franchise mérite un calcul avant déclaration, parce que le coût de la majoration sur plusieurs échéances dépasse parfois l'indemnité perçue.

À lire aussi : simulateur de bonus-malus · bonus-malus · malus

Ce que vous déclarez, et ce que l'assureur pourra opposer

Le contrat repose sur vos déclarations, et l'essentiel des contrôles a lieu après un sinistre important plutôt qu'à la souscription. Autant savoir à l'avance ce que le code des assurances permet à l'assureur d'opposer.

Deux situations, deux régimes. La fausse déclaration intentionnelle entraîne la nullité du contrat (article L113-8) : les cotisations restent acquises à l'assureur et rien n'est versé à l'assuré. La victime, elle, est indemnisée quand même, la nullité lui étant inopposable (article L211-7-1), après quoi l'assureur exerce son recours contre le responsable. La déclaration inexacte de bonne foi, découverte après le sinistre, ouvre une réduction proportionnelle de l'indemnité dans le rapport entre la cotisation payée et celle qui aurait été due (article L113-9).

Quatre points concentrent le risque, et ils se vérifient en cinq minutes sur vos conditions particulières. Le conducteur secondaire, quand une personne utilise régulièrement le véhicule sans figurer au contrat : lisez la clause de prêt de volant, qui varie d'un contrat à l'autre et prévoit parfois une franchise majorée. Le kilométrage annoncé nettement en dessous du kilométrage réel, que le compteur trahit lors de l'expertise. L'usage professionnel non signalé, qui recouvre aussi bien les tournées d'un commercial que les livraisons d'un indépendant. Le lieu de stationnement, dont dépend directement la garantie vol, et dont l'assureur peut demander la preuve.

La parade tient en une habitude. L'article L113-2, 3° impose de déclarer les circonstances nouvelles qui aggravent les risques ou en créent de nouveaux, dans un délai de quinze jours à compter du moment où vous en avez connaissance. Signalez-les par écrit, conservez la réponse de l'assureur, et rangez l'avenant avec le contrat. Un avenant coûte quelques euros. Une réduction proportionnelle coûte une part de l'indemnité.

Un point de vocabulaire, enfin, parce qu'il est source d'erreurs de bonne foi. Le souscripteur, le propriétaire figurant sur la carte grise et le conducteur principal peuvent être trois personnes différentes. C'est parfaitement licite, à condition que le contrat le mentionne. Une omission sur ce point est une fausse déclaration, avec les conséquences décrites plus haut.

Accident : constat amiable et déclaration

Après un accrochage, la pièce qui décide de la suite est remplie sur le bas-côté, en quelques minutes, par deux personnes contrariées. C'est pourtant elle qui fixe ce que l'assureur pourra retenir.

Le recto engage les deux conducteurs sur les faits : position des véhicules, circonstances cochées, croquis, dégâts apparents. Une fois signé, il ne se corrige plus. Le verso, lui, se remplit tranquillement chez soi et n'engage que vous. Trois réflexes valent mieux qu'un long formulaire : ne cochez que des cases que vous comprenez, notez les dégâts apparents même minimes, relevez les coordonnées des témoins. Et si l'autre conducteur refuse de signer, remplissez seul votre exemplaire en décrivant les faits : un constat non signé reste une déclaration recevable.

Vient ensuite le délai. Le contrat en fixe un, et la loi lui interdit de descendre trop bas : le délai ne peut pas être inférieur à cinq jours ouvrés, ramenés à deux jours ouvrés en cas de vol (article L113-2, 4°). Ces délais peuvent être prolongés d'un commun accord. Pour un sinistre relevant de l'état de catastrophe naturelle, la déclaration dispose de trente jours à compter de la publication de l'arrêté au Journal officiel (article L125-2).

Une précision qui circule mal : le dépôt de plainte en cas de vol ou de vandalisme n'est pas imposé par un texte d'assurance. C'est une condition du contrat. Lisez la vôtre : si elle y figure, elle s'exécute sans discuter, mais elle relève de l'accord entre vous et l'assureur, pas de la loi.

Deux derniers points sur la réparation. Ne faites rien réparer avant le passage de l'expert, sauf mesure conservatoire : des photographies et des devis ne remplacent pas un constat matériel. Et sachez que l'article L211-5-1 vous garantit le libre choix du réparateur, mention que l'assureur doit porter à votre connaissance. Cette liberté n'existe qu'en assurance automobile : elle n'a pas d'équivalent en habitation.

À lire aussi : sinistres auto · guide du sinistre

Vente, achat, relevé d'information

La vente d'un véhicule suspend le contrat le lendemain à zéro heure. Pas à minuit, formule ambiguë qu'on lit souvent : à zéro heure le lendemain de la cession.

Ce qui vous libère des primes à échoir, c'est l'information de l'assureur. L'article L121-10 précise que le vendeur en est libéré à partir du moment où il a informé l'assureur de l'aliénation par lettre, tout autre support durable ou l'un des moyens prévus à l'article L113-14. Un courriel tracé suffit donc. Deux conséquences suivent. L'assurance continue de plein droit au profit de l'acquéreur, qui peut la résilier, tout comme l'assureur. Et à défaut de remise en vigueur par accord des parties, le contrat est résilié de plein droit six mois après la vente.

Côté achat, la pièce qui décide de votre premier tarif est le relevé d'information. Il porte sur les cinq périodes annuelles précédant son établissement et indique, pour chaque sinistre, la date, la nature, le degré de responsabilité retenu et le conducteur responsable. L'assureur vous le remet lorsque le contrat est résilié par l'une ou l'autre des parties, et dans les quinze jours d'une demande expresse. À votre demande également, l'ancien assureur le transmet au nouveau dans les quinze jours au plus (article 12 de l'annexe à l'article A121-1).

Autant dire que refuser de le communiquer ne sert à rien. Son contenu circule de toute façon, et c'est sur lui que le coefficient applicable à votre première prime sera calculé.

À lire aussi : assurance auto par marque · annuaire des assurances auto

Changer d'assurance auto : ce que la loi vous donne

Passé un an de contrat, la résiliation est libre : à tout moment, sans frais ni motif. Une précision manque presque partout, et elle change la planification : la résiliation prend effet un mois après réception de la notification par l'assureur (article L113-15-2). Ce n'est donc pas immédiat, et ce mois s'anticipe.

Deuxième précision, plus favorable encore. Pour la responsabilité civile automobile, le nouvel assureur n'a pas la faculté mais l'obligation d'effectuer pour votre compte les formalités nécessaires, et les organismes doivent s'assurer de l'absence d'interruption de couverture. Vous n'avez donc pas à organiser vous-même la bascule, ni à craindre une journée de découvert entre deux contrats.

Avant la première année, la sortie reste possible, par d'autres portes. L'échéance annuelle, avec le préavis prévu au contrat, que l'article L113-12 plafonne à deux mois : envoyer deux mois avant suffit toujours, et le contrat ne peut pas exiger davantage, même s'il peut prévoir plus court. Pour cette résiliation à échéance, et pour elle seule, le délai court à partir de la date figurant sur le cachet de la poste ou de la date d'expédition de la notification. La résiliation à tout moment, elle, obéit à une autre règle : l'effet un mois après réception.

S'ajoute la résiliation pour changement de situation, prévue à l'article L113-16 : changement de domicile, de situation ou de régime matrimonial, de profession, retraite ou cessation d'activité, lorsque l'événement modifie le risque. Elle intervient dans les trois mois suivant l'événement, prend effet un mois après réception, et l'assureur ne peut réclamer aucune indemnité : le texte l'interdit expressément, et la part de prime correspondant à la période non courue vous est remboursée.

Reste le cas de l'assureur qui résilie. En assurance automobile, il ne peut mettre fin au contrat après un sinistre, avant l'échéance, que dans trois situations : sinistre causé par un conducteur en état d'imprégnation alcoolique, sous l'emprise de stupéfiants, ou à la suite d'une infraction au code de la route entraînant une suspension du permis d'au moins un mois ou son annulation (article A211-1-2). Hors de ces cas, une résiliation après sinistre se conteste. Et lorsqu'elle est fondée, vous pouvez résilier vos autres contrats chez le même assureur dans le mois qui suit la notification.

Un mot sur l'ampleur du phénomène, pour mesurer que changer n'a rien d'exceptionnel : 14,5 % des contrats ont été résiliés en 2025, contre 14,0 % en 2024, pour 16,2 % d'affaires nouvelles rapportées au parc (France Assureurs).

À lire aussi : résiliation assurance auto · changer d'assurance auto · simulateur de date de résiliation · résilier avec la loi Hamon

Trois lignes à demander avant de signer

Un devis se compare mal sur son prix. Voici les trois lignes qui, à notre avis, séparent un contrat correct d'un contrat décevant, et qu'aucun comparateur de tarifs n'affiche spontanément.

La base d'indemnisation en perte totale, d'abord. Valeur à dire d'expert, valeur d'achat pendant une durée donnée, valeur de remplacement à neuf : trois formules, trois montants très différents pour la même voiture détruite. Demandez laquelle s'applique, et pendant combien de mois.

Le capital et le seuil de la garantie du conducteur, ensuite. C'est la seule garantie qui couvre vos propres dommages corporels quand vous êtes responsable. Deux chiffres la décrivent : le capital maximal versé, et le taux d'atteinte permanente à partir duquel elle se déclenche. Un capital élevé assorti d'un seuil élevé ne servira sur aucune blessure moyenne.

Le contenu de l'assistance, enfin. Un seuil kilométrique à partir du domicile, la mise à disposition ou non d'un véhicule de remplacement et sa durée, la prise en charge d'une panne d'immobilisation : ces trois éléments décident de l'utilité réelle de la garantie, et ils se lisent aux conditions particulières, pas sur la plaquette.

Posez les trois questions par écrit, conservez la réponse, puis comparez. C'est la seule façon de mettre deux devis sur la même ligne de départ.

À lire aussi : devis assurance auto · classement des assurances auto · baisser son assurance auto

Ressources

Aller plus loin

Questions fréquentes

FAQ Auto

Faut-il assurer un véhicule qui ne roule pas ?
Le point n'est pas tranché de façon absolue, et nous nous garderons d'une réponse catégorique. L'obligation de l'article L211-1 s'attache au fait de faire circuler un véhicule terrestre à moteur ; la jurisprudence européenne retient toutefois une obligation pour un véhicule immatriculé et apte à circuler, même stationné sur un terrain privé. En pratique, un véhicule non roulant reste exposé à l'incendie, au vol et aux catastrophes naturelles : maintenez au minimum une garantie responsabilité civile, souvent proposée sous une formule réduite.
Combien coûte une assurance auto en moyenne ?
En 2025, la prime moyenne d'un véhicule de première catégorie en mono contrat atteignait 511 € hors taxes, en hausse de 6,5 % (France Assureurs). La taxe sur les conventions d'assurance s'ajoute à ce montant. Aucune moyenne par région n'étant publiée en accès libre, seule une comparaison sur votre profil chiffre votre cotisation.
Comparer chaque année a-t-il un intérêt si mon profil ne change pas ?
Oui, parce que ce sont les assureurs qui changent. Leurs cibles tarifaires évoluent d'une année sur l'autre, et un profil devenu peu rentable pour l'un peut être recherché par un autre. Le marché bouge d'ailleurs beaucoup : le taux de résiliation a atteint 14,5 % en 2025 contre 14,0 % en 2024, pour 16,2 % d'affaires nouvelles rapportées au parc (France Assureurs).
Un sinistre non responsable pénalise-t-il ?
Pas sur le coefficient de réduction-majoration : l'article 7 de l'annexe à l'article A121-1 écarte toute majoration pour le vol, l'incendie, le bris de glace et le stationnement heurté par un tiers non identifié. Le sinistre figure en revanche à votre relevé d'information, que l'assureur suivant consultera.
Conditions générales ou conditions particulières : lesquelles font foi ?
Les deux. Elles forment ensemble le contrat écrit exigé par l'article L112-3 du code des assurances. En cas de contradiction entre elles, ce sont les conditions particulières qui l'emportent, puisqu'elles décrivent votre situation et non le modèle standard.
Le relevé d'information est-il obligatoire pour souscrire ?
Votre assureur doit vous le remettre lorsque le contrat est résilié, et dans les quinze jours d'une demande expresse de votre part. Il porte sur les cinq périodes annuelles précédant son établissement : date et nature des sinistres, degré de responsabilité retenu, conducteur responsable. À votre demande, l'ancien assureur le transmet au nouveau dans les quinze jours au plus (article 12 de l'annexe à l'article A121-1).
Que se passe-t-il entre la vente du véhicule et l'achat du suivant ?
La vente suspend le contrat le lendemain à zéro heure. Informez votre assureur de l'aliénation par lettre ou tout autre support durable : c'est ce qui vous libère des primes à échoir (article L121-10). Vous demandez ensuite soit le transfert du contrat sur le nouveau véhicule, soit sa résiliation. À défaut de remise en vigueur, le contrat est résilié de plein droit six mois après la vente (article L121-11).

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