Garanties décryptées
Conditions générales, IPID et exclusions analysées pour repérer ce qui compte vraiment.
Une assurance prévoyance verse un revenu ou un capital quand l'assuré ne peut plus travailler, pour un temps ou durablement, ou à ses proches s'il décède. Elle complète un socle public limité : en 2026, un salarié en arrêt maladie perçoit 50 % de son salaire journalier de base, dans la limite de 42,97 € bruts par jour, après trois jours de carence (service-public.fr). Le contrat n'achète donc pas un montant, il achète un écart. Chiffrez d'abord ce que versent votre régime et votre employeur, puis lisez la définition de l'invalidité et le mode de calcul des prestations.
Gratuit · 2 minutes · sans engagement · mis à jour le 02 août 2026

Les assureurs les mieux notés sur ce produit. Le classement complet est disponible page dédiée.
| Rang | Assureur | Note | Atout principal |
|---|---|---|---|
| 1 | MAAF | 4.4/5 | Un héritage artisan qui se voit encore sur les contrats des petits pros |
| 2 | MGEN | 4.2/5 | Un guichet unique régime obligatoire et complémentaire pour les personnels de l'Éducation |
| 3 | April | 4.1/5 | Une spécialisation nette sur la santé individuelle et l'emprunteur |
| 4 | Harmonie Mutuelle | 4.0/5 | Un vrai poids sur les contrats santé collectifs d'entreprise |
| 5 | Generali | 3.9/5 | Une expertise épargne et unités de compte reconnue des courtiers |
On lit les contrats à votre place pour ne faire ressortir que ceux qui vous correspondent.
Conditions générales, IPID et exclusions analysées pour repérer ce qui compte vraiment.
On écarte les contrats inadaptés à votre situation pour vous faire gagner du temps.
À garanties équivalentes, on compare les cotisations sur votre profil et on vous montre l'écart.
Trois risques, trois mécaniques. L'incapacité temporaire de travail couvre un arrêt dont on attend la reprise : le contrat verse des indemnités journalières complémentaires. L'invalidité couvre une réduction de la capacité de travail appelée à se prolonger, évaluée par un taux : le contrat verse une rente. Le décès ouvre un capital ou une rente aux bénéficiaires, parfois une rente éducation pour les enfants ; certains contrats assimilent au décès la perte totale et irréversible d'autonomie.
La prévoyance ne rembourse pas des soins. C'est ce qui la sépare de la mutuelle santé, qui prend en charge des frais médicaux après l'Assurance maladie. La prévoyance, elle, remplace un revenu ou verse un capital, que l'assuré utilise comme il l'entend.
Elle ne se confond pas non plus avec l'assurance emprunteur. Celle-ci rembourse la banque, dans la limite du prêt, quand survient l'un des risques garantis. La prévoyance verse à l'assuré ou à ses proches, sans lien avec un crédit. Un emprunteur peut avoir besoin des deux.
À lire aussi : Définition de la prévoyance · Prévoyance : décès et arrêt de travail · Mutuelle santé · Assurance emprunteur
Le contrat comble un écart. Sans connaître le socle, on paie deux fois pour la même période, ou on laisse un trou là où on se croyait couvert. Demandez une attestation à votre caisse et à votre employeur, puis confrontez-la à vos charges fixes mensuelles.
Pour un salarié en arrêt maladie, service-public.fr décrit la règle en vigueur en 2026 : trois jours de carence, puis 50 % du salaire journalier de base, sans dépasser 42,97 € bruts par jour ; au plus douze mois d'indemnités sur une période de trois ans, et jusqu'à trois ans en affection de longue durée. Le point décisif est ailleurs : au-delà du salaire qui correspond à ce plafond, chaque euro gagné en plus est un euro que le régime n'indemnise pas. Plus le revenu est élevé, plus la perte tient au plafond plutôt qu'au taux.
Quand l'arrêt se prolonge, la caisse peut examiner le droit à une pension d'invalidité. Ce n'est pas un relais automatique : la réduction de capacité de travail doit être reconnue. Selon ameli, au 1er janvier 2026, la pension d'un salarié vaut 30 % du salaire annuel moyen des dix meilleures années en catégorie 1, 50 % en catégories 2 et 3, avec en catégorie 3 une majoration pour tierce personne de 1 298,44 € par mois. Le maximum mensuel est de 1 201,50 € en catégorie 1 et de 2 002,50 € en catégorie 2.
Le travailleur indépendant part d'un socle plus étroit, qui dépend de sa caisse. Pour les professions libérales, les indemnités journalières du régime sont versées du quatrième au quatre-vingt-dixième jour d'une même incapacité, pour les arrêts débutant depuis le 1er juillet 2021. Au-delà, sans contrat, le revenu dépend de ce que prévoit la caisse de retraite et de prévoyance de la profession.
À lire aussi : Prévoyance des travailleurs non salariés
Aucun montant n'est affiché ici : nous ne publions que des chiffres sourcés, et il n'existe pas de prime moyenne publiée pour chaque produit et chaque profil. Ce tableau situe seulement les niveaux de garanties les uns par rapport aux autres. Ce qui fixe réellement votre cotisation, c'est votre profil, le niveau de formule retenu, le montant des franchises et le mode de fractionnement.
| Profil | Niveau de garanties | Niveau de cotisation |
|---|---|---|
| Économique | Formule d'entrée, franchises plus élevées | € |
| Équilibré | Bon rapport garanties / prix | €€ |
| Protection maximale | Garanties étendues, franchises réduites | €€€ |
Le contrat vie entière n’a pas de terme : le capital est versé au décès de l’assuré, quelle que soit la date. En contrepartie, la cotisation est nettement plus élevée qu’une temporaire à capital égal.
En savoir plusCes contrats acceptent une souscription tardive et ne prévoient pas de terme d’âge pour la garantie. Le prix de cette souplesse : un capital plafonné et des conditions d’entrée resserrées.
En savoir plusLa garantie toutes causes couvre le décès par maladie comme par accident. C’est la différence avec la garantie accidentelle seule, qui ne joue que si le décès résulte d’un événement soudain et extérieur.
En savoir plusContrat temporaire sans épargne : si l’assuré est vivant au terme, les cotisations restent acquises à l’assureur. Ce qui paraît injuste est en réalité ce qui rend le capital abordable.
En savoir plusLa garantie invalidité intervient quand l’assuré ne peut plus travailler, totalement ou en partie, après consolidation de son état. Le déclenchement dépend d’un taux d’incapacité mesuré par barème contractuel.
En savoir plusMutuelle née de l'assurance des artisans et des commerçants, la MAAF s'est ouverte à tous les profils sans lâcher son réseau d'agences. Elle fait partie du groupe Covéa, aux côtés de MMA et de la GMF.
Voir la ficheMutuelle fondée par des enseignants, la MGEN gère la complémentaire et, par délégation, une partie du régime obligatoire des personnels de l'Éducation nationale. Elle appartient au groupe VYV et exploite ses propres établissements de santé.
Voir la ficheApril n'est pas un porteur de risque mais un courtier grossiste lyonnais : il conçoit les contrats, les fait assurer par des partenaires et les distribue en direct comme via d'autres courtiers. Son terrain, c'est l'assurance de personnes, santé, emprunteur et prévoyance.
Voir la ficheLa Sécurité sociale verse un capital décès forfaitaire aux ayants droit d’un assuré qui exerçait une activité au moment du décès, sous conditions. Le contrat de prévoyance verse, lui, le capital souscrit au bénéficiaire désigné, sans lien avec le premier.
Le capital de la Sécurité sociale est forfaitaire et réservé aux ayants droit, dans l’ordre de priorité fixé par le code. Le capital de prévoyance est celui inscrit au contrat et va au bénéficiaire désigné par l’assuré.
Adressez le formulaire de demande de capital décès à la caisse du défunt, avec l’acte de décès et les justificatifs de qualité. Les bénéficiaires prioritaires disposent d’un mois pour faire valoir leur rang ; passé ce délai, le capital revient aux bénéficiaires non prioritaires.
Écrivez à l’assureur prévoyance dans le délai prévu au contrat, avec l’acte de décès, le certificat médical le cas échéant, la pièce d’identité et le RIB du bénéficiaire.
Saisissez l’AGIRA, qui interroge gratuitement l’ensemble des assureurs sur l’existence d’un contrat désignant le demandeur. La demande se fait en ligne avec l’acte de décès.
Le contrat ne remplace pas le régime obligatoire, il se branche dessus. Deux paramètres fixent le moment où il commence à payer et ce qu'il paie.
La franchise contractuelle d'abord, exprimée en jours d'arrêt continu. Le problème se voit pour un indépendant dont les charges tombent le premier du mois : une franchise de quatre-vingt-dix jours le laisse trois mois sans complément. Une franchise courte coûte plus cher et sert plus souvent ; une franchise longue coûte moins et ne sert qu'aux arrêts graves. La solution part de la trésorerie disponible du foyer : combien de mois peut-il tenir sans complément ? Le résultat donne la franchise, et le prix vient ensuite.
Le mode de calcul de la prestation ensuite. Un contrat indemnitaire complète les indemnités du régime jusqu'à un pourcentage du revenu net : il ne verse rien de plus quand le régime atteint déjà ce niveau. Un contrat forfaitaire verse son montant, quoi que verse le régime. Pour un salarié dont le revenu dépasse largement le plafond des indemnités journalières, la différence entre les deux se chiffre chaque mois d'arrêt. Elle se lit dans la clause de calcul des prestations.
À lire aussi : Franchise
L'invalidité du contrat ne se confond pas avec celle de la Sécurité sociale. La caisse classe l'assuré dans une catégorie selon sa capacité à exercer une activité ; le contrat mesure un taux, avec son propre barème. Et selon que l'invalidité s'apprécie au regard de la profession exercée ou de toute profession, la même situation médicale ouvre ou ferme la garantie.
Trois approches coexistent. L'invalidité fonctionnelle mesure l'atteinte physique ou mentale, indépendamment du métier. À l'inverse, l'invalidité professionnelle apprécie la capacité à exercer sa profession. Certains contrats croisent les deux dans un tableau à double entrée, ce qui peut produire un taux inférieur à celui que retiendrait une seule approche fonctionnelle.
Un exemple rend la différence tangible. Un chirurgien qui perd l'usage d'un doigt subit une invalidité fonctionnelle modeste et une invalidité professionnelle majeure. Le contrat croisé lui donnera un taux intermédiaire, le contrat professionnel un taux proche de sa réalité.
Deux seuils se relèvent dans la même clause : le taux à partir duquel la rente commence, et celui à partir duquel elle est versée en totalité. Entre les deux, la prestation est réduite selon une formule que le contrat détaille. Les fiches du site sur l'invalidité reprennent le vocabulaire courant des contrats, invalidité permanente totale ou partielle.
À lire aussi : Indemnisation : définition
Les affections du dos et les affections psychiques méritent une lecture clause par clause, parce que les contrats individuels les traitent de façons très différentes.
Trois traitements se rencontrent. L'exclusion pure. La garantie sous condition d'hospitalisation ou d'intervention chirurgicale, qui écarte les arrêts soignés sans hospitalisation. Ou la garantie pleine, parfois moyennant une surprime ou un rachat d'exclusion accordé après examen médical.
Deux contrats au même prix peuvent se séparer sur cette seule ligne. Demandez la formulation exacte par écrit, avant de signer. Un métier physique, ou exposé à une charge mentale élevée, ne devrait pas se couvrir sans cette réponse.
La sélection médicale conditionne l'entrée : questionnaire, parfois examens selon l'âge et les montants demandés. Les réponses engagent. Une fausse déclaration intentionnelle qui change l'objet du risque ou en diminue l'opinion pour l'assureur rend le contrat nul (article L113-8 du code des assurances). Constatée après le sinistre, une omission de bonne foi réduit la prestation en proportion des cotisations payées par rapport à celles qui auraient été dues (article L113-9).
À lire aussi : Exclusion de garantie
Si votre employeur a mis en place un contrat collectif de prévoyance, c'est le premier document à sortir. Il fixe ce que vous touchez en arrêt, en invalidité et en cas de décès, et il se lit avant toute souscription individuelle.
Pour les cadres, une règle fixe le minimum. L'accord national interprofessionnel du 17 novembre 2017 impose à l'employeur une cotisation de 1,50 % de la tranche de rémunération inférieure au plafond de la sécurité sociale. L'employeur qui ne peut pas justifier du contrat lors du décès d'un cadre verse aux ayants droit une somme égale à trois fois le plafond annuel de la sécurité sociale en vigueur lors du décès. L'obligation porte sur une cotisation minimale : le niveau des garanties incapacité et invalidité se lit dans le contrat collectif, à comparer à vos charges, et c'est là qu'un complément individuel se discute.
À la sortie de l'entreprise, la loi organise un maintien. Après une rupture du contrat de travail ouvrant droit à l'assurance chômage, hors faute lourde, les garanties de prévoyance et de santé sont maintenues gratuitement pendant l'indemnisation, dans la limite de la durée du dernier contrat et de douze mois (article L911-8 du code de la sécurité sociale). L'ancien salarié justifie de son indemnisation auprès de l'organisme assureur.
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Le travailleur indépendant paie chaque garantie, mais le cadre fiscal l'y aide. Les cotisations d'un contrat de prévoyance éligible souscrit pour son activité se déduisent du bénéfice imposable, dans la limite de 3,75 % du bénéfice augmentée de 7 % du plafond annuel de la sécurité sociale, sans dépasser 3 % de huit fois ce plafond (article 154 bis du code général des impôts).
La contrepartie se paie au sinistre : les prestations perçues au titre d'un contrat dont les cotisations ont été déduites entrent en principe dans le revenu imposable, un point à faire confirmer par l'assureur pour son propre contrat. Le complément de revenu utile se calcule donc en net perçu, après impôt, et non en brut. Un contrat calibré sur le revenu brut laisse un trou le jour où il sert.
Le micro-entrepreneur, qui ne déduit pas ses charges réelles, raisonne autrement : l'avantage fiscal de la déduction ne joue pas pour lui, et il compare surtout le coût des garanties à son revenu réel.
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Deux capitaux distincts peuvent coexister. La Sécurité sociale verse sous conditions un capital décès forfaitaire aux proches de certains assurés. Le contrat de prévoyance, individuel ou collectif, verse le capital ou la rente fixés au contrat au bénéficiaire désigné.
Pour le second, la clause bénéficiaire décide de tout. Une clause rédigée à la souscription et pas relue après un mariage, une séparation ou une naissance, peut désigner une personne qui n'est plus celle qu'on voulait protéger. Relisez-la à chaque changement de situation.
Les proches qui ignorent l'existence d'un contrat peuvent demander une recherche auprès de l'AGIRA, organisme qui interroge les assureurs. Et avant de conclure qu'aucun capital n'existe, vérifiez auprès de l'employeur si un contrat collectif en prévoit un.
À lire aussi : Clause bénéficiaire · Bénéficiaire d'un contrat
La revalorisation des prestations en cours de service, d'abord. Une rente d'invalidité servie pendant vingt ans sans indexation perd une part de son pouvoir d'achat. Le contrat indique si une revalorisation est prévue et selon quel mécanisme.
La cessation des garanties, ensuite. Chaque garantie s'éteint à un âge fixé au contrat, et ces âges ne coïncident pas forcément entre le décès, l'incapacité et l'invalidité. Un contrat dont la garantie incapacité cesse au départ en retraite laisse sans couverture l'indépendant qui poursuit son activité.
Changer de contrat pour mieux faire suppose un nouveau questionnaire de santé, de nouveaux délais et de nouvelles exclusions. D'où une règle simple, qui vaut plus qu'un point de tarif : ne résiliez l'ancien contrat qu'après l'acceptation écrite du nouveau, parce que c'est votre état de santé du jour, et non celui de la première signature, qui fixera les conditions.
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